03.07.2009

5 courts métrages contre l'homophobie sur Canal+

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et aussi :

 

02.07.2009

Prévention, sérotriage... Act Up-Paris contre les idées reçues

Jauger par soi-même le statut sérologique de son partenaire, ou ajuster ses stratégies de prévention en fonction de sa charge virale: inutile et dangereux pour l'association qui souhaite remettre les pendules à l'heure grâce à une campagne d'affichage.

Depuis le 25 juin dernier, des affiches roses flashy sont visibles dans les établissements gays et les rues de la capitale. Act Up-Paris a décidé de «remobiliser la communauté sur la prévention», en faisant remarquer que l'INPES (Institut national de Prévention et d'Education pour la Santé) n'a plus mis en place de campagne ciblée gay depuis deux ans.

Or, selon l'association, c'est laisser le champ libre à des idées reçues dangereuses qui conduisent à négliger l'usage du préservatif. Première d'entre elles: le «sérotriage» ou la prise de risque entre personnes supposées séronégatives. Une supposition qui en général ne repose sur pas grand chose, comme le rappelle cette première affiche. «La certitude d'être séronégatif disparaît dès le premier rapport non protégé et le doute augmente inexorablement au fur et à mesure des prises de risques», rappelle Act Up-Paris.

Deuxième idée reçue, celle selon laquelle les traitements efficaces et la réduction de la charge virale empêchent la transmission du virus, et permettent de se passer de la capote. «Nous constatons que des déclarations hâtives ont créé une certaine confusion dans la communauté et regrettons qu'aucune campagne ne vienne clairement rappeler qu'avoir une charge virale indétectable dans le sang ne veut pas dire pouvoir se passer de préservatif», rappelle Act Up-Paris, qui illustre cette position dans un deuxième jeu d'affiches.

«À force de décrier l'efficacité du préservatif, en lui opposant de soi-disant méthodes de prévention alternatives, les gens pensent "gérer le risque" et au final prennent des risques», déplore au bout du compte Act Up-Paris.

Lu sur Têtu

Cliquer sur les images pour les voir en grand :

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Le char de Gay Lib bloqué à la Marche des Fierté : logique !

C'est logique : Gay Lib a le cul entre deux chaises ! faut savoir où on habite, et choisir son camp soit le camp des droits des LGBT, soit le camp du parti majoritairement homophobe nommé UMP… Gay Lib n'est qu'un cache sexe et ne sert à rien car on ne constate pas d'évolution de l'UMP en faveur des droits des LGBT (dixit Xavier Bertrand ! ! ! )… que Gay Lib se casse de la Marche des Fiertés où elle n'a rien à faire puisque en soutenant l'UMP elle tire sciemment dans les pattes des LGBT...

29.06.2009

Pour le plaisir des yeux :-) extraits d'un doc sur la Gay Pride de Sydney

ça me donne envie d'aller en Australie, tout ça ! :-)

28.06.2009

Le zapping de la Marche des Fiertés

Michael Jackson - Gone Too Soon

Une belle affiche

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27.06.2009

Act Up : 20 ans et toujours la rage

En décembre 2008.

Sida . Les franchises médicales, la loi hôpital ... Pour l’association, la lutte continue.

ERIC FAVEREAU

Libération

En décembre 2008. (Reuters)

Le romancier Paul Nizan avait eu cette expression devenue légendaire : «J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.» L’association Act Up préfère, elle, hurler : «Nous sommes au regret de vous annoncer les 20 ans d’Act Up-Paris».

On a compris, 20 ans exactement, et ce n’est pas franchement une fête. C’était le 26 juin 1989, lors du défilé de la Gay Pride. Le cortège s’ébranlait tout juste. Une quinzaine de «pédés, séropos, en colère» se sont, alors, allongés sur le sol. Ils portaient tous des tee-shirts marqués d’un triangle rose, sur lesquels étaient écrit: «Silence = Mort». Reprenant une scénographie venue directement de New York et conçue par les activistes d’une association, Act Up-New York, fondée en 1987.

Act Up-Paris était né. Et l’association la plus turbulente de France allait profondément marquer le paysage de la lutte contre le sida en France. Mêlant l’image et la colère. Se servant de l’outrance pour faire bouger les lignes. Au point d’agresser parfois des responsables. Mais aussi développant une expertise dans la prise en charge des patients et de leurs traitements. Vingt ans plus tard, et après plus de 100 000 morts en France , Act Up est toujours là, menaçant à plusieurs fois de s’autodissoudre, puis repartant au combat, et aujourd’hui dans un environnement bien moins tonique, elle se débat contre les immobilismes en tous genres. «L’urgence ? Il y en a partout. L’urgence, c’est de maintenir les acquis mais aussi de se battre pour que les promesses du Nord vers les pays du Sud soient maintenues. Ce n’est pas le travail qui manque», disent, à l’unisson, Stéphane Vambre et Safia Soltani.

Cocktail. Lui a 36 ans, elle a 34 ans. Lui est gay, séropo, chargé de la collecte de fonds dans l’association. Elle, infirmière, travaille avec les toxicomanes dans des programmes de réduction de risques. Aujourd’hui, tous les deux sont les présidents d’Act Up. Un duo inédit. A un moment, elle a été son infirmière lors de son hospitalisation à l’hôpital Pompidou à Paris. «Le fait que l’on a été lié sur le plan des soins ? On ne l’a dit que le jour de l’élection, ce n’était pas une stratégie de campagne», raconte Safia. Certes … Mais Act Up a toujours été habile dans le choix de ses présidents. Bien sûr, il y a eu d’abord Didier Lestrade, son fondateur, journaliste un temps à Libération. «En devenant séropo, je suis entré progressivement dans une logique de militant, et surtout, nous confiait-il, je me suis toujours dit que ma vie ne serait plus jamais pareille.» Avec lui, comme avec tant d’autres activistes, s’est opéré un étonnant cocktail où une maladie personnelle s’est transformée en un combat collectif. Didier Lestrade criait sans discontinuer. Avec une incroyable force, il a construit Act Up, imposant ses codes, ses colères et un discours très politique où l’Etat était mis en accusation pour la faiblesse de sa réponse devant l’épidémie.

C’est lui qui a imposé la théâtralisation des actions, répétant : «Ce qu’il faut, c’est une image pour la télé». Et cela a marché. Comme cette image du préservatif sur l’obélisque de la Concorde.

«Pays de merde». Puis il y a eu Clews Vellay, personnage excentrique, folle quand il fallait et brutal quand il le fallait aussi. Sa mort a profondément touché l’association. Puis Christophe Martet et ses propos violents lors d’un Sidaction télévisé en 1996 : «La France est un pays de merde!» Mais aussi Philippe Mangeot, intellectuel brillant. Puis la première femme, qui plus est séronégative, Emmanuelle Cosse, et bien d’autres encore.

Act Up aime surprendre. Et aime toujours les coups d’éclat. «Comment casser l’indifférence ? Les gens pensent que c’est fini le sida avec les traitements, mais les effets secondaires, et tout le reste… La semaine dernière, j’étais encore hospitalisé», raconte Stéphane. Qui ajoute : «Nous, à Act Up, on reste persuadé que l’on peut mettre un terme à l’épidémie. Ici, comme ailleurs.» «La lutte, aujourd’hui, n’a jamais été aussi politique, poursuit Safia. Se battre contre la loi sur l’hôpital, les franchises, pour la non-expulsablité des malades. Et la prévention, c’est un combat politique. Où en est-on du préservatif gratuit ?» Puis elle insiste : «Avec l’histoire, nous sommes des experts de la maladie, présents dans toutes les structures où il y a des patients.»

Europe Ecologie. Certes, mais aujourd’hui, la mobilisation est fragile . Les finances de l’association sont loin d’être florissantes. Et quel discours tenir ? Le nouveau duo insiste. «Il y a tant de choses à faire.» A gauche ? Tous les deux le sont. Mais hésitent. «Il faut vraiment en parler ?»En 1997, Act Up avait lancé un mouvement : «Nous sommes la gauche.» Le duo présidentiel finit par reconnaître qu’ils ont voté, tous les deux, lors des dernières élections, pour Europe Ecologie. «Dans leur programme, il y avait tout notre programme», explique Stéphane. Safia ajoute : «Mais je ne savais pas pour qui Stéphane avait voté.» Bien sûr, tous les deux seront, ce samedi, à la Gay Pride.

Les 20 ans d'Act-Up : témoignage

D'autres témoignages ICI

Il y a 40 ans : les émeutes de Stonewall...

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Defend Equality

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La marche des fiertés LGBT célèbre 40 ans de lutte

RÉCIT

La marche des fiertés part ce samedi à 14 heures de Montparnasse. Retour sur une histoire tourmentée.

Libération.

BARTHOLOMÉ GIRARD

Durant la Gay Pride à Paris en 2006.

Durant la Gay Pride à Paris en 2006. (Philippe Wojazer / Reuters)

«Ce n’est pas la Gay Pride, mais la Marche des fiertés LGBT!» souligne avec humour Philippe Castel, porte-parole de l’Inter-LGBT (Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans). La fédération organise l’évènement qui se tient à Paris, chaque année, le dernier samedi de juin, et tient au titre exact: il reflète l’évolution du mouvement pour la lutte homosexuelle qui a éclaté le 28 juin 1969, dans un bar de Greenwich village, à New York. Dans la Christopher Street, au Stonewall Inn, une descente de police avait viré à l’affrontement entre forces de l’ordre et clients «efféminés».

L'année suivante, pour commémorer cette nuit violente, les homosexuels défilaient dans la rue : à l'appel du Gay Liberation Front, 2000 personnes remontaient la 6e avenue. La «Christopher Street Liberation Parade» était la première marche organisée pour lutter contre l'homophobie. L'ancêtre de ce qu'allait ensuite, tour à tour, porter le nom de «Gay Pride», «Gay and Lesbian Pride», «LGBT Pride», ou encore «Pride Parade».

En France, depuis 2001, elle s'appelle «Marche des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans». «La dénomination prouve qu'il y a eu ouverture et unité», ajoute Philippe Castel. Cette année, le thème est la commémoration de Stonewall Inn. 40 ans de lutte à célébrer. Comme si une histoire de la lutte, entre éclatements et unité, pouvait se dessiner.

Années 70 : la colère explose

«Vous dites que la société doit intégrer les homosexuels, moi je dis que les homosexuels doivent désintégrer la société», déclame alors Françoise d'Eaubonne, tête d'affiche du FHAR (Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire). Le vent des révoltes aux États-Unis souffle sur la France. La décennie post-68 marque le déchaînement de groupes radicaux qui se dressent face aux «hétéro-flics», en participant notamment aux manifestations syndicales du 1er mai. «C'était chaud, tendu et rigolo en même temps. Les slogans étaient, par exemple : 'Papa, Maman : ton fils est une fille' ou 'Tiens Marchais, voilà du muguet'», raconte Joëlle Matos, qui a participé aux évènements. «C'était la première fois que ces gens se retrouvaient ; ils étaient homos, ils en avaient marre, et voulaient crier. On était loin d'un discours cohérent, plutôt dans l'hystérie», poursuit Alain Burosse, membre à l'époque du FHAR. Côté lesbien, les Gazolines et les Gouines rouges rythment la décennie («A bas l'ordre bourgeois et l'ordre patriarcal, à bas l'ordre hétéro et l'ordre capitalo, nous les gouines, les lesbiennes, les vicieuses, les infâmes, nous aimons d'autres femmes» chante Marie-Jo Bonnet en 1972).

C'est aussi le début de la médiatisation : Guy Hocquenghem, figure de proue du mouvement, publie dans Le Nouvel Obs une lettre à sa mère, où il fait son coming-out ; des journaux comme Le Fléau social et L'Antinorme apparaissent. Dans les grandes villes, des GLH (Groupe de Libération Homosexuelle) se forment, soucieux de créer des groupes de paroles pour briser la solitude de certains, et distribuer des tracts. Exemple : «Nous sommes des enculés, et vous ?». Il faut choquer, faire bouger les lignes. Puis vient le temps du rassemblement : en 1979, Jacques Fortin et d'autres organisent les premières Universités d'été du GLH à Marseille, invitant des groupes et associations de toute la France. La même année, le magazine Gai Pied est créé, marquant la naissance d'une «communauté».

Années 80 : la communauté décimée par le Sida

Les Universités d'été actent la naissance du CUARH (Comité d'Urgence Anti-Répression Homosexuelle), première fédération de groupes homosexuels. Le rejet systématique des normes, qui a marqué la décennie précédente, se double désormais d'un paradoxe : l'aspiration à l'égalité dans le droit. Catherine Gonnard, membre à l'époque du CUARH et du MIEL (Mouvement d'Information et d'Expression des Lesbiennes) raconte : «La première 'marche des fiertés' a eu lieu le 4 avril 1981. Pour la première fois, nous étions plusieurs milliers. Nous nous sommes rendu compte que nous pouvions changer les choses, en faisant des pétitions par exemple.» Mais avec la dépénalisation de l'homosexualité en 1982, la virulence s'apaise. Après les 10 000 marcheurs de 1981, ils sont moins de 5000 à se réunir chaque année.

Patrick Cardon estime que l'époque est à «la normalisation progressive», avec davantage d'existence dans les médias, voire de commercialisation de la marche, mais moins de revendications politiques. Surtout, le SIDA frappe, décimant en premier lieu la communauté gay. C'est dans ce contexte que Didier Lestrade créé Act Up en 1989, sur le modèle de l'association américaine éponyme, «inventant un look, un vocabulaire et des modes d'action visibles, plus violents». La même année, à la marche, les «act-upiens» font leur premier «dying», se couchant au sol pour mimer les morts du SIDA. «Cétait une façon de faire totalement neuve en France, poursuit Didier Lestrade. Nous avions des objectifs pragmatiques. Il fallait communiquer, choquer avec des slogans comme 'Sida is disco' ou 'Power to the tapioles'.» Les premiers chars apparaissent.

Années 90 : la mobilisation à grande échelle

Après le retrait de l'homosexualité de la liste des maladies mentales de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), les gay prides se multiplient dans l'Hexagone : de 1994 à 1996, une dizaine de villes entrent dans la marche. En 1997, l'Europride, qui invite les militants de toute le continent, réunit 250 000 marcheurs. A la même époque, le mensuel Têtu fait son apparition. Didier Lestrade, co-créateur du magazine, tient à accorder une place importante au SIDA dans ses pages, ne craignant pas l'amalgame Gay = SIDA : «Le combat contre le SIDA a été tellement bien mené en France, que c'est au contraire devenu une vitrine pour la cause gay», assure-t-il.

En 1994, des militants créent l'association SOS Homophobie, avec une ligne téléphonique pour recueillir les appels de victimes. Puis, en 1997, démarrent la publication d'un rapport annuel : «Aucun autre organisme ne faisait notre travail, et il fallait faire état de ce qui nous était raconté sur la ligne pour que les pouvoirs publics puissent adopter des mesures adéquates», explique Christine Le Doaré, alors présidente de l'association.

Le débat sur le PACS (Pacte Civil de Solidarité), dans les années 1998-99, joue un rôle capital selon Caroline Fourest, alors présidente du CGL (Centre Gay et Lesbien) : «Il a permis de faire des problématiques LGBT des questions de société qui concernaient tout le monde, et pas seulement la 'communauté' : il fallait faire preuve de pédagogie pour expliquer que la revendication du PACS n'était pas communautariste, mais égalitaire». Trouvant un juste milieu entre le mariage et le concubinage, elle estime que la création de ce contrat a été un bouleversement : «En un an, on a changé l'époque.»

Années 2000 : les lois se font attendre

«L'avancée des mentalités dans le cadre politique est énorme. Du côté des mouvements gays et lesbiens, je sens davantage de stagnation», soutient Caroline Fourest. En effet, même si le succès des marches des fiertés ne se dément pas, l'engagement associatif ralentit depuis quelques années. «Avec l'épidémie du VIH et le combat pour le PACS, la population homosexuelle s'est resserrée au cours des années 80-90. L'Europe elle-même, depuis 15 ans, a été un laboratoire législatif de premier ordre», ajoute Jacques Lizé, président de SOS Homophobie. Mais, depuis le PACS, rien de révolutionnaire : le statut du beau-parent, promesse du candidat Nicolas Sarkozy en 2007, est toujours en discussion. Le mariage et l'adoption sont toujours refusés. Mais Jacques Lizé estime que ces attentes, bien qu'elle soient frustrantes, fédèrent les associations : «Désormais, les revendications sont claires et unifiées. Les gens qui rejoignent notre association, par exemple, sont attirés par notre travail d'expertise, constructif, plus que par des tracts, des manifestations ou des pétitions. Mais la marche des fiertés LGBT, avec son aspect collectif, parfois choquant et joyeux, est encore primordiale.»

La campagne de prévention : "une IST ce n'est pas"

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Cliquer sur l'image pour accéder au site.

25.06.2009

Don du sang: Alexandre Marcel raconte son entrevue au ministère de la Santé

 

21.06.2009

«Chaque enfant a droit à la douce chaleur d'une maison hétérosexuelle!»



















Par Cédric Douzant dimanche 21 juin 2009, à 13h03

REPORTAGE. Les Panthères Roses ont joué de l'ironie samedi devant le siège de l'UMP à Paris. Objectif: «féliciter le parti présidentiel de sa bienveillance à l'égard de l'hétérosexualité»...

Manif devant le siège de l'UMP à Paris, samedi après-midi. Les manifestants, ce sont les Panthères Roses, une association qui regroupe «des pédés et des gouines énervés par l'ordre moral et les discriminations». Dans la lignée des Manifs de droite, où des militants de gauche défilent en criant des slogans improbables comme «faites des enfants, pas des intermittents», les Panthères roses font de l'ironie une arme de combat. L'association vient ainsi d'imaginer l'OSDS, l’Ordre de sauvegarde de la différence des sexes, représenté par deux porte-paroles : Christian Boutinneste, de service aujourd'hui et incarné par une jeune militante, et sa belle-sœur, Christine Vannestin.

«Ils se foutent de nous, on se fout d'eux»
Après un premier happening devant  la mairie de Paris, l'association a choisi de s'attaquer au QG du parti présidentiel. «Il fallait absolument féliciter l'UMP pour sa bienveillance à l'égard de l'hétérosexualité, ironise Rosa, membre de l'association. L'homophobie que l'UMP répand à longueur d'ondes et de débats parlementaires est insupportable. Ils se foutent de nous, on veut se foutre d'eux».

Pour cette opération, la stratégie de l'association a été quasi militaire. Pour déjouer la surveillance des vigiles, le rendez-vous est donné loin de la rue de la Boétie, et la destination finale restera secrète jusqu'au dernier moment. Enfin, les six militants s'équipent, au choix, de seins roses ou de pénis bleus en carton. «On nous rabâche que les sexes sont différents, on veut le prouver et jouer sur ces stéréotypes», explique Rosa.

Aussitôt devant l'immeuble, Christian Boutinneste commence son ode à l'hétérosexualité: «chaque enfant a le droit d'être élevé par un papa et une maman mariés et hétérosexuels, dans la douce chaleur d'une maison hétérosexuelle, avec, si possible, un animal de compagnie hétérosexuel», s'enflamme-t-elle. Ses spectateurs applaudissent.

«Bravo de protéger les hétéros»
Le vigile suit la scène attentivement, derrière la porte d'entrée. Un groupe de jeunes militants UMP passe. Quelques uns s'arrêtent et semblent hésiter entre amusement et agacement. Mais aucun n'intervient, et les Panthères roses peuvent scander leurs slogans: «bravo de protéger les hétéros» ou «les enfants ont besoin d'une maman qui fait du flan et d'un papa au taf qui leur colle des baffes!».

«Notre but est de maintenir la pression, et de dénoncer les inégalités de droits, confie Rosa. On aimerait bien élargir ce dispositif à d'autres personnes, et on doit réfléchir sur les moyens pour le rendre plus efficace. Mais on refera des actions similaires, dans des endroits très symboliques».

Après un quart d'heure, les Panthères roses concluent leur intervention par de longs applaudissements adressés à l'UMP. Elles quittent la rue de la Boétie, contentes d'avoir pu aller jusqu'au bout, et un peu déçues aussi de ne pas avoir rassemblé plus de militants, sans doute à cause de la pluie.

Têtu

20.06.2009

C'est la crise !!

Allez Benoit, un petit effort !

19.06.2009

I Love N.Y.

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18.06.2009

"Allo, Libido & Co" : La Web Série


La suite sur zonezerogene.com

L'affaire de Segré :


Pétition de soutien ici

Rappelons qu'en août 2008 Jessica et Virginie ont écrit au maire, Gérard Grimaud, pour lui exposer les violences qu'elles subissent, lequel n'a donné aucune suite à leur courrier.

17.06.2009

Insultées, intimidées: l'enfer d'un couple de lesbiennes à Segré

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Par Stéphane Corbin, mercredi 17 juin 2009

TÉMOIGNAGE. Après avoir fait face pendant des mois aux insultes et aux menaces sexistes et lesbophobes d'un groupe de jeunes, ces deux jeunes femmes n'ont plus d'autre solution que de quitter cette petite ville.

Deux lesbiennes de Segré, ville de 7 000 habitants du Maine-et-Loire, sont victimes depuis des mois de l'acharnement d'une bande de jeunes, de 17 à 21 ans, qui les insultent, les menacent. «Pour nous c'est l'enfer» déclarent Jessica 24 ans et Virginie 28 ans (notre photo, de dos selon leur volonté) lorsqu'elles nous ont reçus hier. «En fait, nous vivons au rythme de ces jeunes. Depuis notre fenêtre nous surveillons notre voiture craignant qu'ils la dégradent encore plus» ajoutent-elles.

N'en pouvant plus, la semaine dernière elles ont décidé de témoigner dans le Courrier de l'Ouest. En mai et août 2008, Jessica et Virginie avaient déjà porté plainte pour propos lesbophobes et menaces directes, y compris avec un tir d'arme à blanc en leur direction. Un jeune avait alors écopé d'un mois de prison avec sursis et de 200 € de dommages et intérêts.

«Je vais te la mettre, tu vas aimer»
Mais les intimidations n'ont pas cessé pour autant. Il y a dix jours, Jessica et Virginie ont à nouveau été la cible d'un tir de balles à blanc. Depuis plus d'une semaine, en plus de rayures sur leur voiture, un des jeunes est entré dans leur appartement alors qu'elles étaient chez elles, pour les effrayer. Le soir même, elles étaient insultées depuis la place où elles habitent aux cris de: «Bande de sales gouines, descendez!», «Vient sucer ma queue», «Je vais te la mettre dans le cul, tu vas aimer».

Les deux jeunes femmes disent avoir fait appel à la gendarmerie, située à quelques mètres de leur domicile, mais qui n'est pas intervenue. En une semaine, elles ont donc déposé cinq plaintes. L'un des meneurs de la bande a d'ailleurs tenté de les intimider, il y a quelques jours, afin qu'elles les retirent. Des menaces qui émanent d'un certain Matthieu, qui déclare avec aplomb ne pas être homophobe dans les colonnes de Ouest France. Avec grand courage, il explique qu'il avait trop bu et qu'à leur passage « [il] leur a posé une question de kéké sur la sexualité. Elles m'ont répondu, je les ai insultées».

Immobilisme de la gendarmerie, de la mairie, de la sous-préfecture

Devant cette situation, Quazar, le Centre LGBT d'Angers, en lien avec les deux jeunes femmes, a dénoncé «l'impéritie des pouvoirs publics et de la gendarmerie.» Quazar fustige également l'immobilisme du maire, Gilles Grimaud, «qui n'a pas proposé aux jeunes femmes de solution de relogement au point qu'aujourd'hui elles sont contraintes de quitter la ville pour retrouver leur tranquillité.» L'association pointe aussi l'inaction du sous-préfet de Segré, Laurent Olivier, qui a portant un pouvoir discrétionnaire en matière d'ordre public.

Pour ne pas en rester là, Quazar a mis en outre en ligne une pétition de soutien aux deux jeunes femmes. C'est ici.

15.06.2009

Les Garçons de la Piscine

10.06.2009

Campagne contre l'homophobie à l'université

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Don du sang : 76% des Français trouvent l’exclusion des gays “pas justifiée”, selon un sondage BVA

don-du-sang.jpg“Les personnes homosexuelles ne sont pas autorisées à donner leur sang. Trouvez-vous cela justifié ou pas justifié?”. C’est la question que l’institut de sondage BVA a posé à un échantillon de 1009 personnes “représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus”. La résultat risque d’en surprendre plus d’un: 76% des personnes interrogées ont répondu “pas justifié”. Le commanditaire du sondage est également source d’étonnement (quoique): il s’agit d’Alexandre Marcel, ce gay d’Alès, près de Montpellier, qui a porté plainte en avril dernier contre l’Établissement français du sang pour discrimination (lire notre article). Interview du principal intéressé.

Comment avez-vous obtenu ce sondage? J’ai eu la chance de rencontrer Gaël Sliman, directeur adjoint de BVA lors de l’émission d’Arte L’avis des autres, où j’avais eu l’occasion de parler une première fois du don du sang. Il avait été assez ému et touché. Il m’avait dit: “si jamais tu as besoin d’un coup de main, contacte-moi et je verrais ce que je peux faire”. Vu la tournure que prend l’histoire et vu ce que j’ai réussi à comprendre sur le taux de prévalence, sur le comportement général de l’État vis-à-vis des homosexuels, j’ai trouvé intéressant de proposer ce sondage-là pour voir comment se situait l’opinion sur cette question. Savoir que 76% des personnes interrogées qui sont favorables à ce que les gays donnent leur sang me donne l’impression d’être moins seul dans mon combat.

Ce chiffre vous surprend-il? Je le pensais moindre. Donc, oui, il me surprend et me procure une joie extraordinaire. C’est la coupe du monde! Plus sérieusement, je suis très heureux de ce chiffre. Je sais désormais que 76% de la population me soutient.

Où en est votre plainte? Elle avance. Une enquête préliminaire a été ouverte. Le procureur a demandé à m’entendre par l’intermédiaire des gendarmes. J’ai donc eu l’opportunité de dire ce que j’avais à dire. Le procureur est paraît-il très bon. En tout cas, c’est quelqu’un qui va creuser l’affaire. Il se pose les bonnes questions.

L’Établissement français du sang a-t-il cherché à vous contacter? Ils ont essayé de rentrer en contact avec moi une fois. Malheureusement, ils ont contacté mon oncle, ce que je ne comprends pas, vu qu’ils avaient mes coordonnées. Depuis, c’est silence radio. Suite à cet appel, j’ai essayé de rappeler le Pr Destruel à Toulouse. C’est lui qui avait essayé de me joindre. En revanche, j’ai l’intention de me rendre dans un hôpital – je ne sais pas encore lequel – et de distribuer des petits cœurs – faute de mieux – pour les enfants polytransfusés en attente de sang.

Xavier Héraud, Yagg.

09.06.2009

Kiss-in sur le Parvis des Libertés et des Droits de l’Homme

08.06.2009

Premières réactions à l’amputation du budget de la Journée mondiale contre le sida 2009

shame.JPGLa lettre de cadrage du GRSP (Groupement Régional de Santé Publique) pour l’Appel à projets pour la Journée Mondiale de lutte contre le Sida a été rendue publique le 25 mai 2009. La somme attribuée est de 100 000 euros, soit moitié moins que l’année précédente. Premières réactions de quelques acteurs de la lutte contre le sida en général et des associations bénéficiaires, jusqu’ici, de ces crédits en particulier.

La Journée mondiale contre le sida 2009 amputée sans préavis de la moitié de son budget en Ile-de-France

Le GRSP, financé par l’Etat et la Caisse d’assurance maladie, dispose de fonds publics pour mener à bien des projets en rapport avec la santé publique. Plus de 1 400 projets d’associations ont été enregistrés sur le site subventionenligne.fr en 2009. Cette année, en raison d’une « restructuration interne », l’Appel à projets spécifique à la Journée mondiale contre le sida est paru en mai, au lieu de sa publication habituelle quelques semaines avant l’événement dont la date est fixée au 1er décembre. Cela n’est peut-être pas sans rapport avec le fait que la lettre du GRSP du 25 mai 2009 qui annonce l’amputation de ce budget semble être passée inaperçue...

Bernard Bassama, responsable du « Comité des migrants » de l’association Chrétiens et sida, semble atterré. C’est « vraiment terrible », car « les nouvelles contaminations augmentent, ils diminuent le budget ». De plus, un si faible montant pour marquer cet événement serait un « frein à la lutte contre le sida », « inacceptable » au vu des « efforts à faire dans la prévention ». D’après lui, la prévention en pâtira sensiblement, alors qu’« il vaut mieux prévenir que guérir » conclut-il.

Le « ministère a relégué la prévention au dernier rang », résume Guy Sebbah, un responsable du conglomérat d’associations SOS Habitat et Soins, devenue notamment propriétaire de l’association Arcat Santé, qui avait bénéficié en 2006 de 14 500€ pour mener des actions pendant la Journée mondiale. Il n’est pourtant guère surpris par la nouvelle, mais « déçu ».

Pour la Journée Mondiale, ARCAT et SOS Habitats et soins se mobilisent avec d’autres associations à coup de manifestations et de banderoles. C’est « l’un des rares jours dans l’année où l’on sensibilise la population » aux actions associatives de lutte contre le VIH.

Si son association regrette que « le financement [soit] revu à la baisse, voire à l’annulation », il s’alarme surtout face à la création des Agences régionales de santé prévues en 2010, qui nécessiteront la dissolution du GRSP et donc une profonde restructuration du dispositif et des mécanismes de financement régionaux pour l’action de santé publique. Pour lui, la question est désormais de savoir ce que fera le ministère de la santé en 2010.

Camille Cabral, responsable de l’association PASTT, n’avait pas connaissance de la baisse du budget pour la Journée mondiale contre le sida, et s’étonne de ce qu’elle considère être « un manque de transparence ». Pour autant, elle ne semble pas non plus surprise par cette évolution budgétaire. En effet, au cours des dernières années, elle affirme que les subventions pour la Journée mondiale contre le sida attribuées à son association n’ont cessées de diminuer : en 2005, elle se souvient d’un montant d’environ 4000€, en 2006 l’association avait reçu 2500€, et l’année dernière le chiffre serait tombé à environ 1800€, en dépit des nombreuses actions et évènements qu’elle revendique.

Antonio Ugidos, directeur du CRIPS (Centre Régional pour l’Information et la Prévention du Sida), destinataire d’importantes subventions du Conseil régional Ile-de-France et du GRSP, émet l’hypothèse que cette diminution notoire du budget de la Journée mondiale 2009 serait peut-être justifiée si l’argent amputé est destiné à d’autres actions de lutte contre le sida. Il « ne peut [donc] pas se prononcer » sans savoir où est passé l’argent manquant cette année...

Aucun de ces acteurs n’avait connaissance de la diminution du budget de cette Journée, dont le GRSP déclare que l’esprit « est avant tout de rappeler, un jour donné, de manière forte et symbolique que le VIH/sida reste une maladie grave dont le pronostic reste sombre, qui concerne un nombre de personnes sans cesse en augmentation et que celles qui sont atteintes ont besoin de considération et d’une prise en charge adaptée »... Ces bonnes intentions sont-elles encore crédibles et sera-t-il possible de les rendre audibles ?

Marie Haddad

Le Mégalodon

Une des affiches de la Gay Pride de Montpellier :

Montpellier-LGP2009.JPG

04.06.2009

L'affiche de la Gay Pride de Lille, samedi prochain :

LGP_Lille.jpg

03.06.2009

"I have to tell you something..."

02.06.2009

«San Diego Peaceful Protest» 26 mai 2009 :