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05.05.2008
Les pieds dans cette merde nommée "SIDA" :
20:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Foutu doctorat…
Ce doctorat que j’ai entrepris, je ne le supporte vraiment plus ces temps-ci… Je crois que cet après-midi, pendant ma séance avec ma psy, j’ai compris pourquoi : parce que cette foutue thèse est au confluent de mon passé et de mon avenir professionnels, qui tous les deux me font souffrir. Je l’ai entreprise parce que j’étais en congé de maladie, ne pouvant plus exercer mon métier normalement, et que j’avais besoin d’un dérivatif pour ne pas couler. Je l’ai entreprise aussi parce que j’envisageais de reprendre mon métier comme maitre de conférences en université. Or, je doute fort actuellement d’une part de décrocher un poste – ce qui est de plus en plus difficile dans ma discipline – et si par chance j’en décroche un, je doute fort surtout de ne pas avoir la santé, l’énergie pour en assurer la charge de travail. Et comme j’ai envie de bien faire mon métier, je ne souhaite pas être un enseignant au rabais.
Bref, cette thèse me rattache aux difficultés qui ont entrainé le fait que je m’y investisse, et aux difficultés que je redoute quant à ce qu’elle est censée m’apporter en termes d’avenir professionnel. Parce qu’on a beau dire, on n’entreprend pas une thèse de doctorat sur quatre, cinq ou six ans, uniquement pour la beauté du sport et la satisfaction personnelle. On a envie qu’un tel effort nous donne un ticket pour l’avenir.
Et là, je suis complètement en panne ! Je préfère me contenter du service minimum pour assurer ma subsistance : corriger les copies que l’on me demande de corriger ; actuellement mon statut professionnel c’est « correcteur au CNED » et ma foi ça me va très bien ! Tant pis pour les grandes ambitions universitaires… Cela me rassure, m’apaise. Si je pouvais signer pour terminer ma carrière comme ça, je le ferais sans hésiter, malheureusement, c’est censé n’être qu’une activité transitoire… Mais comme on ne me propose rien d’autre et que je ne peux absolument pas me permettre de démissionner et donc de me retrouver au chômage…
18:53 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Stratégie d’évitement…
Ce matin, il pleut, il fait gris. C'est pas très motivant ! Face à l’angoisse, à la douleur physique et au stress que le document Word du Chapitre 1 de la Partie III de ma thèse a vraiment fait naitre en moi, ce qui n’est peut-être que la peur de me retrouver face à moi-même, et comme je n’ai pas encore reçu de nouvelles copies à corriger, je me suis réfugié dans une belle stratégie d’évitement… lavage du linge sale et pliage du linge lavé ! Puis je suis allé me faire un petit plaisir chez Jules où je me suis acheté quelques fringues…
Ça ne m’empêche pas de culpabiliser : ma thèse est au point mort. J’ai rédigé une bonne partie de la partie I mais la suite a beaucoup de mal à sortir ! J’ai essayé de me lancer dans les passages qui me motivent davantage mais je n’arrive pas à approfondir, j’ai le sentiment de rester à la surface des choses et pour une thèse ça ne le fait pas du tout ! Je suis fatigué de ce doctorat, qui ne m’a jamais autant gonflé qu’en ce moment !
Cet aprem, je vois ma psy. J’aimerais trouver les ressources pour me remettre au boulot sérieusement. Je ne sais pas s’il m’en reste.
Je culpabilise aussi d’être chez moi alors que mes voisins sont au boulot. J’ai quelque part un sentiment de honte, dont je n’arrive pas à me défaire. C’est idiot, parce que je n’ai pas à avoir honte. Je suis séropositif, je suis fatigué par ces neuf années de traitement et je ne peux plus exercer mon métier normalement. Je n’en ai même plus ni l’énergie ni l’enthousiasme. J’ai complètement décroché de ce boulot de prof. J’ai besoin de travailler à la mesure de mes capacités physiques et mentales, bien rétrécies depuis ces dernières années.
12:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


