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12.05.2008
Un certain sentiment de solitude… et un repas qui s'annonce :
Mon compagnon vient de repartir pour la semaine. Après quelques jours passés ensemble, et avec nos amis, je dois dire que j’ai un peu de peine à me retrouver seul à la maison, je ressens un petite pointe d’angoisse qui devrait disparaître demain matin. Cette solitude physique en semaine me pèse parfois, alors que seul je ne le suis pourtant pas et que dans l'appartement tout me rappelle sa présence et son amour.
De toute façon, demain je vais à la délégation de Aides pour participer au repas convivial hebdomadaire, que je vais d’ailleurs préparer. Ce moment est important pour moi, ainsi que le temps de parole qui s’ensuit : malgré nos différences et au-delà de la séropositivité qui nous rassemble – séropos au VIH ou au VHC – nous apprenons à nous connaître et à nous apprécier alors qu’au départ rien ne nous rapprochait tellement nos vies sont différentes.
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Week-end au vert…
Photo : Collonges-la-Rouge, Corrèze.
Deux jours passés avec des amis à Collonges-la-Rouge, en Corrèze : village très sympa, une nature superbe tout autour, des amis adorables, bref, j’ai passé, en compagnie de mon chéri, un super week-end où j’ai (presque) oublié ma maladie. Presque, parce que les médicaments ne sont jamais en vacances, eux, et parce que mes jambes ne cessent de me crier de m’asseoir. Heureusement que j’ai les genouillères, qui m’aident beaucoup à supporter la station debout.
Ce matin, une amie m’envoie un article à prendre au moins avec des pincettes, qui affirme qu’il vaudrait mieux prendre un traitement pour remonter l’immunité que des antirétroviraux, qui ont un fort effet oxydant et sont très toxiques. Bon, certes je ne nie pas qu’ils le soient. Mais honnêtement, on ne soigne pas le VIH et le Sida avec des radis, sinon ça se saurait depuis longtemps. Et on en guérit encore moins ! Je ne me vois pas arrêter mes médocs de mon propre chef, alors que mes bilans sanguins sont bons : je n’ai pas envie de voir ma charge virale bondir en flèche ! Ceci dit, peut-être qu’un jour une pause thérapeutique sous contrôle sera envisageable ? J’en parlerai à mon médecin quand je le verrai, à moins que je lui envoie un email. Pour l’instant je reste fidèle à mes médocs, parce que sans eux, je ne suis pas sûr du tout que j’aurais tenu longtemps après ma pneumocystose. 2,7 millions de copies du virus et 26 T4 survivants, c’est un peu raide à remonter tout seul !
Ça me fait penser aux négationnistes du VIH/Sida, qui nient carrément son existence ; ben voyons ! J’ai affaire à eux parfois ici : ils postent leur propagande. Je les zappe et les bannit de mon blog à chaque fois, il y a des limites à ne pas dépasser…
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