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31.05.2008

Crise conjugale…

1453107888.jpgDepuis hier soir crise conjugale : il y a des choses que mon compagnon vit mal, et ça me fait beaucoup de peine parce qu’il interprète mal mes pensées et mes intentions… Pas facile de se parler !

Et ces choses, je ne veux plus parler, y compris ici, je veux les oublier, elles me font, nous font, trop de mal, mais c’est très difficile pour moi de m’en détacher, surtout en cette période de crise existentielle, où comme me dit ma meilleure amie, on a plus tendance à en rajouter pour se plomber qu’à positiver !

Bon, ça va aller, mieux, il vient à l’instant de me proposer d’aller au restau ce soir, « mais c’est pas pour autant que je t’ai tout pardonné »… J’allais lui proposer…

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30.05.2008

L'Europe me fait HONTE : La Cour Européenne des Droits de l’Homme autorise la condamnation à mort des séropositifVEs étrangerEs

1339312798.jpgpublié en ligne : 29 mai 2008

Le 27 mai 2008, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a estimé qu’expulser une personne séropositive vers un pays où elle ne pourrait pas avoir accès aux médicaments et aux soins n’était pas contraire aux droits humains : il ne s’agirait pas, selon l’arrêt rendu [1], d’un « traitement humiliant ou dégradant » tel que le définit l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme

Ainsi la Grande-Bretagne pourra expulser vers l’Ouganda Mme N., âgée de 34 ans, et séropositive, atteinte de deux maladies opportunistes liées au VIH dont le syndrome de Kaposi. Pourtant selon le rapport de l’ONUSIDA paru en 2006, en Ouganda - où près de 10% de la population est infectée par le VIH - les traitements antirétroviraux sont à la charge des malades. Les médicaments à eux seuls coûtent au moins 42 dollars par mois dans un pays où le revenu moyen est de 23 dollars, autant dire que seule une petite partie de la population y a accès. La probabilité pour que Mme N. ait accès à des soins adaptés en Ouganda est donc très faible. En leur absence, les expertises médicales estiment son espérance de vie entre un et deux ans.

Ces faits, la Cour les reconnaît : oui, l’accès aux traitements sera « aléatoire », oui, elle est promise à une mort certaine, mais non, il ne s’agit pas de « circonstances exceptionnelles » qui pourraient justifier l’opposition à son expulsion. Plus largement, la Cour considère que « la réduction significative de l’espérance de vie n’est pas en soi suffisante pour emporter violation de l’article 3 ». Comment une décision qui limite le temps d’existence d’une personne ne peut-elle pas être considérée comme un traitement humiliant et dégradant ?

Cette décision est d’autant plus grave qu’elle provient de la Grande Chambre, l’instance la plus élevée de la CEDH. Ses décisions ne peuvent faire l’objet d’appel et cet arrêté est désormais la jurisprudence la plus haute en Europe pour tous les cas d’expulsion de malades. La condamnation à mort par expulsion des malades est donc autorisée et cautionnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, censée être la garante des droits fondamentaux. Il s’agit donc d’un recul historique pour les malades.

Les motivations de la Cour sont claires : il ne s’agit pas de préserver les droits fondamentaux mais d’éviter de « faire peser une charge trop lourde sur les Etats ». Derrière cette allégation, il y a le spectre d’une immigration thérapeutique massive de migrantEs du Sud venant vers le Nord pour bénéficier de soins « illimités et gratuits ». Derrière le cynisme de l’argumentation, la réalité est tout autre.

En France, le droit au séjour pour raisons médicales existe depuis 10 ans [2], il protège de l’expulsion les personnes atteintes de maladies graves et qui ne peuvent se soigner dans leur pays d’origine et leur accorde un droit au séjour pour suivre un traitement médical. Le nombre de demandes de titres de séjour pour soins est resté stable d’année en année et toutes les études montrent que l’immense majorité des personnes qui en bénéficient a découvert ou a contracté sa pathologie sur le territoire français [3].

Fondé sur des faits erronés et des motivations contraires aux objectifs de la Cour, ce jugement est inacceptable.

Association de malades du sida, nous rejetons ce jugement scandaleux.
Nous exigeons :
-   que la Grande-Bretagne suspende toute procédure d’expulsion à l’encontre de Mme N. et lui délivre un titre de séjour pour raisons médicales,
-   que le gouvernement français prenne position contre cette expulsion et demande l’extension du droit au séjour à l’ensemble de l’Europe,
-   que les parlementaires européenNEs se mobilisent pour faire rentrer dans le droit européen les principes d’inexpulsabilité et de régularisation des étrangerEs malades ne pouvant se soigner dans leur pays.

Notes

[1] L’arrêt est consultable sur le site de la CEDH

[2] Depuis 1997, grâce à la mobilisation des associations, dont Act Up-Paris, la loi garantit en France qu’un malade ne peut légalement plus être expulsé vers un pays où il ne pourra obtenir les traitements et le suivi médical que requiert son état de santé.

[3] Cf. le rapport du Comité Médical pour les Etrangers (COMEDE) 2007, le rapport de l’ODSE (Observatoire du Droit à la Santé des Etrangers) qui fait le bilan des dix ans du droit au séjour pour soins (parution le 3 juin 2008)

 

A 17 ans, j'étais un grand fan de Pink Floyd et de David Bowie... Deux vidéos :




Le tabou de la maladie

503131763.jpgJe souffre beaucoup de ce tabou parce que ma maladie complique mes relations avec mes proches et mes amis. Je ne sais pas comment me positionner vis-à-vis d’eux dont je n’attends pas de la pitié, mais de la compréhension, du soutien et de l’amour. J’ai parfois l’impression qu’ils ont avec moi ce même problème de positionnement, qu’ils ne savent pas qu’elle attitude adopter vis-à-vis de moi, par peur peut-être de me blesser. J’ai souvent envie de leur parler de ce que je vis mais quand l’occasion se présente, ce n’est finalement jamais le bon moment parce que c’est trop lourd à livrer comme ça, au milieu d’une conversation banale, et parce que ça les renvoie à leurs propres angoisses, peut-être aussi. Alors, je me tais. Je garde en moi ce poids.

J’ai aussi l’impression que la maladie accentue nos traits de caractères et en particulier peut-être nos défauts, mais aussi, j’espère, nos qualités. Elle nous met dans un état qui n’est pas notre état habituel en société. Elle nous pousse aussi souvent à la culpabilisation. On voudrait communiquer aux autres ce qu’on ressent mais on ne veut pas les enquiquiner avec sa maladie, parce qu’ils ont eux aussi leurs problèmes. Je ne pense pas être le seul malade à ressentir cela. D’où l’importance des groupes de parole entre malades partageant les mêmes difficultés de santé, parce que l’on sait qu’à eux on peut livrer ce qu’il est très difficile de livrer aux autres.

La séropositivité est une maladie physique, certes, mais aussi psychique parce qu’elle renvoie à nos rapports aux autres, à la sexualité, c’est une maladie sociale et affective, car elle bouleverse nos rapports aux autres par sa très lourde charge émotionnelle. Depuis que j’ai réinvesti ma maladie, depuis que je la prends à bras le corps après ne pas avoir voulu trop la regarder en face, et l’avoir laissé me saper de l’intérieur sans que je m’en aperçoive, j’ai envie d’aimer tout le monde et d’être aimé, comme je n’en avais jamais eu envie jusqu’à présent. Mais c’est loin d’être simple à vivre ! Comment dire cela à mon entourage ? Quels mots choisir ? C’est pour moi un problème permanent.       

Freddie Mercury et Queen, Live Aid 13.07.1985, 1ère partie



Sa performance lors du Live Aid 1985 en direct du stade Wembley de Londres fut saluée par la critique comme la plus grande performance live de tous les temps, effaçant largement les prestations des autres groupes participant.

Avec une étendue vocale de trois octaves et demie et quelques techniques d'opéra, il fut un chanteur de rock parmi les plus populaires et les plus techniquement accomplis. Leader du groupe Queen, il composa plusieurs de ses grands succès dont Bohemian Rhapsody, Somebody to Love et We Are the Champions.

(Source Wikipedia)

Son vrai nom était Farrokh Bulsara ; il est mort du sida le 24 novembre 1991

Voir la notice qui lui est consacrée sur Wikipedia

2 ème partie :

Queen live aid 13.07.1985 2 ème partie

29.05.2008

Day of Silence

 
(Avis : la vidéo suivante contient des images violentes) 
 

 
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28.05.2008

Une vidéo de prévention qui "déchire grave sa race" !


Fous ta capote
envoyé par Pf94

Ecorché vif...

1837652782.jpgJe suis comme un écorché vif : ma maladie, mes problèmes de santé dus aux médicaments que je prends depuis 9 ans, mes problèmes professionnels consécutifs et mon avenir bouché, la culpabilisation des malades par ceux qui sont censés nous gouverner, ces saloperies de franchises que je vis comme une agression, la sinistrose ambiante, bref, honnêtement, j’ai toutes les raisons de ne pas me sentir bien et d’être en colère. J’ai peur de perdre à terme ce qui me reste : mon salaire, car je ne vois vraiment pas quelles nouvelles perspectives s’offriraient à moi, après 40 ans.

Bon, bref, voila. Un petit coup de gueule. Mais comme dit ma môman, « ya des moments où je deviendrais révolutionnaire » ! Imaginez un peu, elle qui est loin d’être une furie…

J’ai parfois envie de tout envoyer balader. Pas vous ?

Bon sur ce, je retourne à mes corrections de copies : c’est tout ce qui me reste pour garder la tête hors de l’eau.

Un bloc de béton en mémoire des déportés homosexuels

585264424.jpg Pierre Girard, Libération.

Au creux du bloc de béton de plus de cinq mètres de haut, une lucarne permet aux passants de regarder la vidéo de deux hommes s’embrassant à l’infini. Inauguré officiellement hier à Berlin, ce monument à la mémoire des «triangles roses» - 50 000 homosexuels déportés et torturés par les nazis - se dresse près de la porte de Brandebourg, juste en face du mémorial aux victimes de la Shoah. Derrière, le parc du Tiergarten reste le lieu de drague favori des homosexuels au cœur de la capitale allemande. L’œuvre, conçue par le duo d’artistes scandinaves Ingar Dragset et Michael Elmgreen, a été retenue en 2006 par l’Etat allemand pour son caractère à la fois «direct et subtil». Sur la façade du monument, un long texte revient sur les souffrances «sans précédent dans l’Histoire» infligées par le régime hitlérien à ceux qu’il appelait les «invertis». Quelque 100 000 noms étaient ainsi fichés par une police spéciale chargée de lutter contre l’homosexualité et l’avortement.

Réhabilitation. «Ce mémorial marque une nouvelle étape clé du combat pour la reconnaissance des homosexuels», assure Günter Dworek, porte-parole de la fédération gay et lesbienne allemande (LSVD), qui fut l’un des tout premiers lobbyistes homos à participer aux discussions sur la mémoire des victimes du nazisme obtenant en 1999 l’engagement de l’Etat «d’honorer dignement toutes les victimes». Dès le départ, ils ont reçu le soutien de la communauté juive dans ce combat de la mémoire qui dura près de quinze ans sur fond de polémiques enflammées. D’abord en 1994, il y eut l’abrogation définitive du paragraphe 175 de son code pénal, sur lequel les nazis s’étaient appuyés pour poursuivre les homosexuels, puis, en 2000, les excuses officielles et, en 2002, la réhabilitation solennelle des «triangles roses» par le Bundestag. Un an plus tôt, l’Allemagne avait reconnu par une loi les homosexuels parmi les victimes du nazisme. Le Bundestag avait déjà arrêté le principe d’un monument pour les homosexuels en 2003, mais c’est d’abord le mémorial pour les Juifs assassinés qui a vu le jour, inauguré en 2005 sur une surface de 19 000 mètres carrés. La construction d’un monument dédié aux Tziganes Sinti et Roma vient également de débuter, décidée par le conseil fédéral allemand en décembre. Les trois monuments sont situés à quelques centaines de mètres l’un de l’autre.

Les critiques les plus dures du mémorial homo ont été lancées par les féministes. «Le monument doit être élargi aux victimes lesbiennes», exigeait alors le magazine militant Emma, qui a accompagné la mobilisation et diffusé une pétition. Ses journalistes ont retrouvé et raconté l’histoire de plusieurs couples de femmes inquiétées et arrêtées par la Gestapo. Le nombre de lesbiennes arrêtées par les nazis reste impossible à évaluer, faute de documents en faisant état. «Mais les femmes homosexuelles ont aussi été victimes de dénonciation et de déportation en camp de concentration, où elles portaient, au lieu du triangle rose, le triangle noir qui marquait les asociaux», affirmait Emma. L’appel des féministes a été suivi et des personnalités du show-biz et de la politique s’y sont associé fin 2006. La mobilisation a poussé les artistes auteurs du monument à revoir leur copie. Tous les deux ans, la vidéo changera donc, montrant le baiser des deux hommes puis ensuite à nouveau celui de deux femmes.

Aboutissement. Deux autres monuments - un ange androgyne, à Francfort, et un cube posé sur la berge du Rhin, à Cologne - rendaient déjà en Allemagne hommage «aux femmes et aux hommes homosexuels victimes du nazisme». Mais le monument de Berlin, symbole voulu cette fois - et financé à hauteur de 600 000 euros - par l’Etat allemand, marque l’aboutissement d’un combat pour la mémoire. Mais aussi pour l’avenir. Le ministre chrétien-démocrate allemand de la Culture, Bernd Neumann, veut en faire «un signe permanent contre l’intolérance». Les mots gravés sur le bloc de béton rappellent ainsi que «dans beaucoup d’endroits du monde, aujourd’hui encore, des personnes sont poursuivies en raison de leur identité sexuelle, l’amour homosexuel est puni par la loi, et un baiser peut signifier un danger».

27.05.2008

Trompe-la mort !

12057073.gifJe tombe sur cette image et elle correspond très bien à ce que je ressens : mes médicament me permettent de tromper la mort (voila, je suis un « trompe-la mort » et ma foi, ça me va plutôt bien), d’une certaine façon je triche car je devrais logiquement être mort, moi qui suis passé en stade sida...

Entendons-nous bien, je ne souhaite pas du tout mourir, je pose simplement la question suivante : est-il juste que moi j’aie la chance d’être vivant alors que des millions d’êtres humains n’ont pas eu et n’ont pas à l’heure actuelle cette chance là, sont et ont été condamnés ? C’est simplement une question, et je n’ai pas de réponse…

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