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28.06.2008

Où est ma place ?

PORTE.jpgEn fait, voilà où est mon problème actuellement, je ne sais plus où est ma place, ni vers quoi je me dirige, j'ai parfois l'impression que mon avenir est bouché. J’avais un boulot, que j’aimais malgré les difficultés que j’y rencontrais, boulot que je faisais bien je pense et dans lequel je m’épanouissais. J’ai toujours aimé enseigner et au fond, je ne sais faire que cela. Mais deux choses m’ont cassé : ma maladie qui m’a pourri l’existence, m’a épuisé et en conséquence m’a rendu impossible l’exercice même de mon métier ; les effets très négatifs que cela a pu avoir car mes conditions de travail s’en sont fortement ressenties, ne pouvant plus assumer, j’ai été cassé par la machine que constituent les élèves, qui ont senti mon épuisement physique et mental et se sont engouffrés dans la brèche ; les collègues, qui n’ont pas été solidaires ; la hiérarchie qui ne m’a pas soutenu, bien au contraire ; je me suis retrouvé assez seul avec trop de choses à gérer. Je crois que je vis toujours sur cet expérience douloureuse qui ne s’est pas cicatrisée. Bilan, je ne supporte plus cette peau de prof, sans oublier que par les temps qui courent être prof c’est pas de la tarte… J’ai souvent envie de tout envoyer balader, de démissionner mais je ne le peux pas : je ne peux pas me permettre de rester sans ressource et je ne sais pas quoi faire d’autre comme métier, se reconvertir professionnellement n’est pas du tout évident et personne ne nous y aide. Quant à mon projet de devenir universitaire, il faudrait d’abord que je termine ma thèse, sur laquelle je n’arrive plus à travailler car psychologiquement je ne vais pas assez bien pour pouvoir m’y remettre sérieusement ; ensuite déployer une énergie phénoménale pour postuler à un poste de maitre de conférences, énergie que je n’ai plus ; enfin, être pris quelque part, alors que c’est la foire d’empoigne et que sur un poste il ya au bas mot plusieurs dizaines de candidats… Bref, c’est un projet qui me semble infaisable, je n’ai plus l’énergie pour un tel parcours du combattant.  

Alors, je m’accroche  ce que j’ai : mon job de correcteur, qui n’est pas folichon mais qui présente l’immense avantage de me permettre de garder mon salaire. Je m’accroche aussi à mon compagnon, ma famille et à ceux et celles que j’aime et qui, je l’espère, m’aiment aussi, mes ami(e)s. parce que c’est pour moi une façon de garder la tête hors de l’eau alors quye mon existence m’a complètement échappé et que je ne dirige plus vraiment ma barque par moi-même. Mais je continue à me poser la question de savoir où est ma place, je me sens à côté de la plaque, tout ça à cause de ce virus de merde qui a semé le bordel dans ma vie.

La Gay Pride défile à Paris

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
28/06/2008 | Mise à jour : 18:46 |
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Le thème de la Gay Pride était cette année les discriminations à l'école.
Le thème de la Gay Pride était cette année les discriminations à l'école. Crédits photo : AP
 
La Marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et trans, a rassemblé au moins 500.000 personnes samedi dans la capitale. Thème central de cette septième édition : la lutte contre les discriminations à l'école.

Entre 500 et 700.000 personnes ont défilé samedi à Paris à l'occasion de la 7e Marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et trans, la Gay Pride française, dont le thème était cette année les discriminations à l'école. Une banderole «Pour une école sans discrimination» ouvrait le cortège, auquel participait notamment le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. «Il faut protéger les enfants de la barbarie de la pensée. À l'école, il y a encore des tabous, qu'il faut doucement et gentiment repousser», a déclaré celui-ci.

Dans le «carré de tête», autour de Christophe Lefevre, président de l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT), et de son porte-parole Alain Piriou, figuraient également le président PS de la Région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, Jean-Luc Roméro ou encore l'ancien ministre de la Culture et député PS du Pas-de-Calais, Jack Lang, qui a confié n'avoir «jamais raté une marche en 17 ans».

Une Marche des fiertés plus politique que jamais avec le PCF (qui assurait de surcroît le service d'ordre), le PS, les Verts, le Mouvement de jeunes socialistes (MJS) et, venus en force et juchés sur des chars, les jeunes militants de l'UMP (POPulaires) ou du MoDem. Très présents également, les syndicats, dont la CGT, la CFDT Ile-de-France, mais aussi la FSU et toutes ses composantes.

«À l'école, on me jetait des cailloux»

Derrière la banderole, en bon ordre de marche, défilaient les quelque 74 chars, semi-remorques ou simples véhicules décorés aux couleurs des associations, toutes fédérées par l'Inter-LGBT. Le mot d'ordre de la manifestation était décliné sous toutes les formes visuelles, mais aussi sous tous les airs de musique, de la chorale au disco, en passant par l'électro ou l'accordéon.

De nombreux jeunes participaient au cortège, à l'instar de Jasen, un collégien de 15 ans. «À l'école, on me jetait des cailloux et on m'insultait», a-t-il raconté, estimant cependant qu'après la classe de troisième (vers 14-15 ans) «les gens mûrissent, les mentalités évoluent». Des parents étaient également présents, brandissant une banderole plaidant en faveur du «dialogue entre les homos et leurs parents». La lutte contre les discriminations étant également un combat mené au sein des entreprises par l'Inter-LGBT, plusieurs d'entre elles avaient dépêché leurs militants associatifs.

Les organisateurs espéraient rassembler plusieurs centaines de milliers de personnes, à la hauteur des 600.000 réunies en 2007, pour ce cortège festif parti de la place Denfert-Rochereau à destination de la Bastille, dans le centre de Paris. Un dance-floor géant y est prévu jusqu'à 21h, heure à laquelle la manifestation doit officiellement se disperser.

Dans la ville tchèque de Brno, des militants d'extrême droite ont essayé samedi de perturber le défilé de la «Gay Pride», contraignant les forces de l'ordre à intervenir. Plusieurs dizaines d'extrémistes entièrement vêtus de noir ont jeté des oeufs et des fumigènes sur les participants.

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L'extrême droite attaque la Gay Pride à Sofia

SOFIA, Bulgarie — Des militants d'extrême droite ont attaqué la première Gay Pride organisée à Sofia samedi. Ils ont jeté des pierres, des bouteilles et des cocktails Molotov sur les manifestants pour les droits des homosexuels, mais une soixantaine d'entre eux ont été arrêtés, selon les autorités.

La police a déclaré avoir bloqué les extrémistes qui n'ont ainsi blessé personne sérieusement parmi les quelque 150 personnes qui défilaient.

L'homophobie est forte en Bulgarie, où la tenue de la première Gay Pride a rencontré une féroce opposition. La formation d'extrême droite de l'Union nationale bulgare a appelé à la "résistance ouverte" et mené campagne contre la Gay Pride avec des affiches clamant: "Soyez intolérant, soyez normal". L'influente église chrétienne orthodoxe de Bulgarie estime que la Marche des fiertés devrait être interdite car elle nuit selon elle aux traditions chrétiennes du pays.

La Presse Canadienne

26.06.2008

David Bowie - Suffragette City (1973)

«Des bombes à retardement contre l’homophobie»

122446382.jpgAlice Guéna et Marie Rousset, militantes du MAG (Mouvement d’affirmation des jeunes gays et lesbiennes) témoignent de leur travail dans les collèges et lycées. Elles vont dans les classes, projettent un film de témoignages et lancent le débat pour essayer de «déconstruire les clichés homophobes» le plus tôt possible auprès des jeunes.

Reportage: Charlotte Rotman et Hervé Marchon / Réalisation: Hervé Marchon / Durée: 7′59″

 
podcast
(cliquer sur podcast si le son ne se lance pas)

Libélabo 

25.06.2008

Santana en concert


Très bien, le concert de Carlos Santana hier soir à Bercy... Deux places gratis, on ne pouvait vraiment pas refuser ! Super ambiance, super musiciens, super morceaux de guitare, de cuivres, de clavier et de batterie, bref, nickel chrome ! Avec Sheryl Crow en première partie, très bien aussi... C'était pas Woodstock mais presque !

24.06.2008

Je me sens plus léger…

happiness.jpgJe suis à Paris depuis quelques jours et j’y reste jusqu’à la fin du mois : ça me fait beaucoup de bien de sortir de mon train-train quotidien, même si mes copies à corriger me suivent jusqu’ici… Changement de contexte, changement d’air ! Retrouvailles avec les amis, et ce soir un concert gratos de Santana à Bercy ! Un copain nous file les billets à 65€ qu’il ne pourra finalement pas utiliser…

Samedi, Gay-Pride, bon je ne sais pas si je pourrai faire tout le parcours avec mes guiboles pourries, mais bon ça sera sympa d’y participer un peu au moins… Vu les projets de « réforme », ou plus exactement de sabotage de la Sécu et en particulier des ALD, l’heure est à la mobilisation contre le pouvoir en place, qui nous tire dans les pattes.

Allez, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! C’est un miracle d’être vivant, profitons-en sans rechigner…

23.06.2008

Marche des Fiertés le 28 juin à Paris : «Pour une école sans aucune discrimination».

685484860.jpgIl y aura, selon les organisateurs, 600 000 personnes dans les rues de Paris samedi lors de la Marche des fiertés (ancienne Gay Pride). Ce défilé est non seulement un événement festif mais aussi politique où tous les partis (sauf l’extrême droite) se font représenter. L’occasion aussi pour les associations de faire avancer des revendications d’égalité. Cette année, les organisateurs ont choisi comme slogan : «Pour une école sans aucune discrimination».

Alain Piriou, porte-parole de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT), qui organise la Marche des fiertés, explique les raisons de ce choix.

Pourquoi ce mot d’ordre ?

Nous savons que ce n’est pas cette année qu’une marche de 500 000 personnes fera changer d’avis Nicolas Sarkozy, qui a clairement dit qu’il était contre le mariage et l’adoption par des couples de même sexe. Plutôt que de perdre notre temps, autant le mettre à profit pour avancer.

Cette année, on a choisi le thème spécifique de l’école. Sur la question de l’homophobie, l’Education nationale est un acteur incontournable. Le sujet reste difficile. Rien n’est gagné d’avance. Mais il vaut mieux se battre là où il y a un espoir d’aboutir à court terme.

Pourquoi est-ce un sujet difficile ?

C’est très dur de parler de sexualité à l’école. Tout ce qui touche aux adolescents est potentiellement un sujet d’hystérie collective. Et c’est peut-être encore plus dur de parler d’homosexualité. On nous dit : «L’homosexualité à l’école, c’est une affaire privée.» Personne ne dit que l’hétérosexualité est une affaire privée, elle s’affiche partout. Les jeunes à l’école ne sont pas désincarnés, ils ont une vie sociale, sexuelle, affective, qui peut être hétérosexuelle comme homosexuelle.

Mais on entend encore des recteurs d’académie résister à la délivrance d’agrément à des associations qui viennent parler de l’homophobie dans les classes. Ils nous parlent d’«atteinte à la laïcité», ou de «prosélytisme». On ne va pas convertir les têtes blondes à l’homosexualité ! Il y a encore beaucoup de barrières à lever.

Votre slogan n’est-il pas gentillet, alors ?

Ce n’est pas un slogan bisounours. Nous croyions que la question de l’homophobie était évidente pour tous. Qu’il y avait un clivage droite-gauche sur le mariage des couples de même sexe ou l’homoparentalité, mais pas sur la lutte contre l’homophobie. En fait, tout le monde a besoin de beaucoup d’explications. Y compris les plus basiques. Nadine Morano [secrétaire d’Etat à la Famille, ndlr], qui a un bon discours sur l’homoparentalité, parlait récemment de l’homosexualité comme «un choix de vie», alors que c’est loin d’être un choix.

Il faut souvent tout reprendre à la racine. Malgré les progrès, il y a des poches de résistance. L’homophobie est souvent décomplexée, pas forcément organisée, ni idéologique, mais elle est rémanente. Et elle s’exprime avec beaucoup de violence. On a remarqué que les auteurs des agresseurs homophobes sont souvent très jeunes : ils ont 20 ans, ou sont même mineurs. Cela veut dire qu’il faut redoubler d’efforts et de prévention.

De même, il faut vraiment travailler sur le mal-être des jeunes homos qui ont encore davantage de risques de se suicider que les autres. Dans la construction identitaire d’un jeune garçon aujourd’hui, il faut être viril, dominateur, et tout ce qui échappe à ce modèle est critiqué. Les filles qui veulent échapper à la domination masculine et les garçons désignés comme efféminés sont des cibles de choix. Il y a beaucoup de travail à faire pour contrer le machisme.

Ce message ne passe pas à l’école ?

Il passe par les infirmières scolaires, par certains enseignants. Mais dans la formation initiale, cette préoccupation n’est pas prise au sérieux. Là, on laisse chaque enseignant trouver lui-même les outils pour le faire. Or, parler de l’intimité n’est pas une chose facile. Il faut former les enseignants face à ces comportements discriminatoires.

Comment ?

Il faut par exemple permettre aux associations et aux professionnels d’intervenir dans les classes. Les professeurs ne peuvent pas tout faire. La loi de 2001 impose pourtant des cours d’éducation à la sexualité durant toute la scolarité, avec des objectifs d’acceptation de la diversité, de lutte contre les stéréotypes masculins-féminins, mais elle n’est pas appliquée.

Dans ce contexte, qu’attendez-vous de la circulaire de rentrée qui prend en compte l’homophobie ?

C’est un grand pas en avant. L’Education nationale est très hiérarchisée. Les proviseurs et les recteurs la prennent très au sérieux. La circulaire prévoit que l’école doit combattre les comportements violents et discriminatoires, en particulier l’homophobie. C’est important que ce mot apparaisse, noir sur blanc.

On a déjà des retours d’enseignants qui nous disent : «On en parle enfin !» Ce n’était même pas imaginable il y a encore un an. Avant on était reçu poliment dans les ministères par un conseiller chargé du handicap ou alors chargé des associations, celui qui est chargé de faire patienter les gens dans la salle d’attente. Cette année, les rythmes de réunions se sont intensifiés. Nous espérons que les syndicats d’enseignants aident les professeurs à se saisir de la circulaire. Dans les lycées et les collèges, il reste beaucoup à faire.

19.06.2008

Ciné : le Clan, de Gaël Morel

Seropride

ist2_3793544_rainbow_awareness_ribbon.jpgJ’ai vu ma psy cet après-midi, et je lui ai dit, entre autres choses, que d’une certaine façon, j’étais fier de vivre malgré mon VIH, de faire la nique à ce putain de virus qui était censé me tuer mais qui n'y est pas arrivé. Je suis vivant, et j'ai bien l'intention de le rester et de vivre le mieux possible !

Voila, qu’il aille se faire foutre !

doigtbombe.jpg

(ce blog sera en stand-by quelques temps, je pars demain pour une dizaine de jour et j'ai besoin de souffler ; bonne continuation à toutes et à tous !)

17.06.2008

Le beau temps est de retour !

soleil.JPGAprès la journée d’hier, sinistre, le beau temps fait vraiment du bien ! Le moral remonte en flèche. Il faut que je me détache de ce qui me fait du mal, je veux penser moins à ma maladie et aux choses qui me stressent et m’angoissent. Penser à des choses légères et m’amuser, retrouver un peu d’insouciance. La semaine prochaine je serai à Paris pour 10 jours : je serai avec mon copain, et je retrouverai nos amis parisiens. Voila qui me fera le plus grand bien. Et le 28, Gay Pride… Je verrai ce que je serai capable de faire, j’ai envie d’y participer, mais il faut aussi que je m’économise, que je fasse attention à mes jambes. Avec mes genouillères, marcher me pose moins de problèmes. Foutues lipoatrophies ! Je suis sorti tout à l’heure faire une course à 500 mètres mais je suis rentré crevé. Avec un mal de jambes épouvantable. Il faut dire que j’ai passé une sale nuit : intoxication alimentaire, j’ai vomi tripes et boyaux. Bon, enfin, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. J’ai quand même pu finir de corriger les quelques copies qui me restaient.

Demain soir, repas à la délégation de Aides. Chacun apporte quelque chose à manger. C’est tout simple ces convivialités, mais ça fait du bien, surtout à ceux pour qui c’est l’unique sortie de la semaine.

Je vous souhaite une bonne journée.

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