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31.07.2008
Une histoire sans importance, de Jacques Duron (1980)
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30.07.2008
Ruban rouge ou étoile jaune ?
À la veille de la XVII conférence internationale sur le sida à Mexico du 3 au 8 août 2008, certains événements récents peuvent inciter les personnes séropositives au VIH à craindre qu’une nouvelle forme de discrimination se pointe à l’horizon. Vertueusement déguisée sous les habits du bon sens, cette discrimination se répand d’autant qu’elle est poussée par les « tribunes » populaires, si chères aux médias d’aujourd’hui, mais surtout qu’elle s’exprime sans qu’aucune autorité de santé publique de l’État québécois n’intervienne dans le débat. Même des journalistes, dits sérieux, embarquent dans la ronde et expriment en toute simplicité des préjugés qui les déshonorent.
L’affaire récente de cette femme condamnée pour avoir omis de dévoiler sa séropositivité ramène collectivement les personnes séropositives à la douloureuse période de rejet qu’elles ont ressenti lors de la supposée contamination de centaines d’enfants à Sainte-Justine et aux déclarations du cardinal Turcotte sur la nécessité de connaître le statut sérologique de ses séminaristes. La société québécoise dans son ensemble est très mal informée sur les réalités vécues par les personnes séropositives et sur leurs droits et elle l’est encore plus sur le VIH lui-même.
Tout dévoiler
Le dévoilement pour une personne vivant avec le VIH est un questionnement quotidien qui a des conséquences multiples. Peut-on obliger une personne séropositive à dévoiler son statut à son patron, à son syndicat ? L’expérience nous dit que si elle le fait, dans la majorité des cas, elle perd son emploi (sous des prétextes fumeux, mais légaux) ou alors elle doit démissionner sous la pression du rejet. Même si la loi assure, en principe, que la discrimination des personnes séropositives au VIH est interdite où que ce soit dans notre Québec, si ouvert et tolérant, cette discrimination se glisse partout au quotidien. Peut-on reprocher à une personne discriminée de se protéger par le silence, quand c’est la seule arme qui lui reste ? Qui aurait l’idée de reprocher aux victimes de l’Holocauste d’avoir cherché à cacher leur statut (identité juive, tzigane, homosexuelle) ? On me dira, bien sûr, à propos de cette comparaison qu’elle est inconvenante, mais l’est-elle vraiment ? À lire ou entendre les propos tenus sur le jugement du juge Bisson dans l’affaire de cette femme séropositive accusée d’avoir gardé le silence sur son statut, on peut affirmer qu’il ne fait pas bon d’être séropositif dans notre société et que la prochaine étape, après l’obligation du dévoilement, sera celle de l’obligation de la délation.
On fait grand cas partout que le dévoilement pour la personne séropositive dans le cas des rapports sexuels est totalement justifié. Ce dévoilement est souhaitable, tout le monde ou presque en convient, mais peut-on l’exiger ? Sur cette question, nous avons pu lire dernièrement des propos délirants. Délirants parce qu’un tel dévoilement semble impliquer, pour ceux et celles qui l’exigent, que le VIH ne se transmettra plus comme par magie, délirants aussi parce qu’en supposant que la personne séropositive révèle son statut et que l’autre personne impliquée dans l’acte sexuel accepte d’engager la relation sexuelle (avec condom), qui peut nous assurer que la personne séropositive ne sera pas poursuivie par la suite ? Qui croira-t-on alors ? La personne séropositive ou l’autre personne qui se dira victime d’assaut par une personne atteinte ? Cet argumentaire est inepte. Si on veut absolument imposer cette règle aux personnes séropositives, il faudra alors les ficher (comme on s’apprête à le faire en France avec le fichier Edvige) et leur fournir des documents gouvernementaux officiels avec clause de non-responsabilité à faire signer avant toute relation sexuelle. La question qui se pose alors, qu’on le veuille ou non, est : faut-il remplacer le ruban rouge par l’étoile jaune ? Ce bout de tissu, en forme d’étoile de David, qui identifiait les gens d’origine juive sous le régime nazi.
Le racisme séronégatif et ses conséquences
Oui, racisme séronégatif, puisqu’il faut bien l’appeler par son nom et qu’il pointe son nez un peu partout comme la bête nazie qui a réussi à s’étendre dans une indifférence complice de la part de tous les pays qui ont été si prompts à dire après coup, « nous ne savions pas ». Ce rejet a déjà des conséquences dramatiques dans notre société. Le « village » gay ou, pour poursuivre dans l’allégorie, le « ghetto » homosexuel a des taux d’infection de maladies sexuellement transmissibles qui se comparent au taux d’infection au VIH des pays endémiques. Pour quelles raisons ? Sans avoir la tête à Papineau ou celle de Freud, on peut quand même supposer que le contexte de rejet systématique des personnes séropositives dans notre société encourage le déni et décourage les personnes à risque à se faire dépister. Sans approuver les comportements à risque, on peut certes les comprendre dans un tel contexte. De plus, certaines personnes séronégatives semblent prendre pour acquis que le VIH ne les concerne pas personnellement, alors qu’il s’agit d’un virus et comme tout virus qui se respecte il cherche à infecter le plus de gens possible quelle que soit la gueule qu’ils aient. Vouloir rejeter toutes les responsabilités sur les personnes atteintes du VIH peut vous procurer un temps le sentiment d’être à l’abri, mais un virus n’est pas sensible aux sentiments ou aux arguments qu’ils soient vrais ou faux, il est sensible aux comportements. Pouvez-vous, en toute franchise, vous qui êtes si prompts à condamner les personnes séropositives, déclarer n’avoir jamais eu de comportements à risque, être absolument certains de votre statut sérologique ou de celui de vos partenaires, au point de laisser la protection de votre santé sexuelle à la bonne volonté des autres ? Nous sommes individuellement responsables de nos comportements. On ne peut pas honnêtement accuser toujours le fast-food de risquer de nous faire grossir et obliger les grandes chaînes de fast-food à « dévoiler » officiellement qu’elles mettent notre santé en danger. Si l’on veut être en forme, on choisit d’en manger ou pas. De la même façon, si l’on veut éviter d’être séropositif au VIH, on se protège et on ne se fie pas uniquement au « dévoilement » forcé des personnes qui pourraient nous infecter.
Les personnes séropositives ont des droits et pas seulement des devoirs
Quand on n’aime pas le message, on attaque le messager, c’est un comportement vieux comme le monde. Dans pratiquement tous les articles ou reportages sur le jugement du juge Bisson, les journalistes sont tombés à bras raccourcis sur le message qu’a tenté de faire passer madame Lyse Pinault de la COCQ-sida. Ce message est que chaque personne a le devoir de se protéger lors d’une relation sexuelle et que ce devoir n’appartient pas uniquement aux personnes séropositives. Le dévoilement de la séropositivité n’est pas une garantie de protection contre les infections, le condom l’est. Ce message est pourtant le même que celui de la Santé publique québécoise et de toutes les organisations internationales en matière de santé et de droits de l’homme. Nos grands journalistes ou chroniqueurs devraient réfléchir et se documenter avant de vilipender les personnes qui tentent de faire passer un message de santé publique universellement reconnu. Dans les Directives internationales sur le VIH/sida et les droits de l’homme du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), version consolidée 2006, Louise Arbour, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et Peter Piot, Directeur exécutif, Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, invitent les États à « réexaminer et réformer la législation relative à la santé publique pour s’assurer qu’elle traite de façon adéquate les questions de santé publique posées par le VIH, que les dispositions de la loi applicables aux maladies fortuitement transmissibles ne sont pas appliquées à tort au VIH et sont compatibles avec les obligations internationales en matière de droits de l’homme » ainsi qu’ « à réformer la législation pénale et le régime pénitentiaire pour qu’ils soient compatibles avec les obligations internationales en matière de droits de l’homme et ne soient pas indûment utilisés dans le contexte du VIH ou à l’encontre de groupes vulnérables. »
Il est grand temps que les responsables politiques en santé fassent entendre leur voix pour mettre fin à cette chasse aux sorcières qui vise les personnes séropositives du Québec. Le travail inlassable des organismes VIH-sida en matière de prévention et de protection des personnes atteintes est essentiel et doit être encouragé et reconnu. Mais au-delà de tout cela, les personnes séropositives du Québec doivent être rassurées. On doit leur dire qu’elles sont des Québécoises et des Québécois qui ont les mêmes droits que tout le monde, qu’elles ne sont pas des « exclues » qui ont l’obligation d’afficher leur statut sous peine d’être emprisonnées si elles ne le dévoilent pas. Sinon, le rejet « institutionnalisé » va s’installer. Sinon, le ruban rouge aura valeur d’étoile jaune.
Albert Martin
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Les Chansons d'Amour
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29.07.2008
Sida : l'épidémie marque le pas mais il faut "intensifier" l'action
PARIS - L'épidémie de sida marque le pas, avec une baisse des décès et des personnes nouvellement infectées, mais son niveau reste "inacceptable" et son avenir "incertain", selon l'Onusida.
Pour cet organisme spécialisé de l'ONU, il faut encore "intensifier l'action" et augmenter les crédits, faute de quoi la pandémie, qui touche 33 millions de personnes, ne pourra être jugulée avant longtemps.
Une baisse de la mortalité à 2 millions de personnes, des progrès "considérables" dans quelques pays contrebalancés par une aggravation de la situation dans d'autres, des crédits multipliés par six pour les pays pauvres depuis 2001 : l'organisme spécialisé de l'ONU a publié mardi ses statistiques bisannuelles concernant 147 des 192 pays de l'ONU, à la veille de l'ouverture, dimanche à Mexico, de la conférence internationale sur le sida.
Le rapport constate une situation certes "améliorée", avec des progrès encourageants et notamment une amélioration de la prévention, particulièrement dans la distribution des programmes évitant la transmission du virus de la femme à l'enfant à naître. En deux ans, le nombre d'infections nouvelles chez les enfants a ainsi chuté de 410.000 à 370.000.
Mais l'amélioration est lente. Le nombre de personnes vivant avec le VIH augmente doucement, grâce aux trithérapies qui prolongent la vie, mais aussi parce que l'infection est loin d'être jugulée. Même si, depuis 2001, le nombre des nouveaux cas est passé de 3 à 2,7 millions, soit une baisse de 10% en six ans.
L'Afrique subsaharienne, où seulement un tiers des personnes qui en auraient besoin ont accès à un traitement (45% de plus qu'il y a deux ans) reste à la traîne. Le sida est la cause majeure de mortalité et 12 millions d'enfants y sont des orphelins du sida. L'espérance de vie est inférieure à 40 ans au Zimbabwe.
La prévention y gagne cependant du terrain, et l'on note dans certains pays des modifications du comportement sexuel : recours plus fréquent au préservatif chez les jeunes à partenaires multiples, augmentation de l'âge aux premiers rapports... Ainsi, au Cameroun, le pourcentage de jeunes ayant eu des rapports sexuels avant l'âge de 15 ans est passé de 35% à 14%.
En revanche, les taux de nouvelles infections au VIH sont en augmentation dans d'autres pays du monde, tels la Chine, le Kenya, la Russie et le Vietnam...
En dehors de l'Afrique sub-saharienne, l'infection frappe essentiellement les consommateurs de drogues injectables, ainsi que les prostituées et les homosexuels.
Le sida a entraîné une mobilisation "sans précédent", remarque l'Onusida. "Le monde possède aujourd'hui les moyens de prévenir les nouveaux cas d'infection à VIH, de réduire la morbidité (maladie) et la mortalité associées au VIH, et d'atténuer les effets néfastes de l'épidémie sur les ménages, les communautés et les sociétés", affirme le rapport.
Mais les gains en vies humaines "ne doivent pas nous pousser à l'autosatisfaction", souligne le directeur exécutif de l'Onusida, Peter Piot.
Car on est loin du compte pour réaliser l'engagement des pays de l'ONU de fournir à tous un accès à la prévention et au traitement en 2010, voire de renverser le cours de la maladie d'ici 2015.
Il faut de la "volonté politique", dit l'Onusida, et aussi des "mécanismes innovants et durables" de financement, avec une insistance particulière sur la prévention.
Pas moins de 10 milliards de dollars ont été mis à disposition des programmes sur le VIH en 2007. Continuer d'améliorer l'accès aux soins comme aujourd'hui nécessiterait 50% de plus. Quant à l'accès universel aux traitements et à la prévention, il coûterait plus de 42 milliards d'euros. Un sujet dont on devrait beaucoup discuter à Mexico.
(©AFP / 29 juillet 2008 17h08)
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Paysages Silencieux
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28.07.2008
L'espérance de vie des séropositifs a augmenté de treize ans grâce aux trithérapies
LE MONDE | 25.07.08 | 12h07 • Mis à jour le 25.07.08 | 12h14
Un peu plus de dix ans après leur mise au point, les associations de médicaments antirétroviraux utilisés contre l'infection par le virus du sida ont fait preuve de leur efficacité. Une étude mise en ligne par la revue médicale britannique The Lancet, jeudi 24 juillet, chiffre à treize ans l'augmentation de l'espérance de vie des malades ainsi traités, ce qui correspond à une réduction de la mortalité de l'ordre de 40%.
Dirigés par le professeur Robert Hogg (Centre de recherches sur le sida, Vancouver), les chercheurs ont effectué une série de comparaisons entre les taux de décès observés chez les malades de 1996 à 1999 (période où commençaient à être mises en œuvre les multithérapies) et ceux enregistrés entre 2003 et 2005. Ce travail a été mené à partir des données statistiques issues de quatorze études américaines et européennes conduites sur plus de 40000 personnes.
Selon les chercheurs, lors de la première de ces deux périodes, un malade de 20ans pouvait vivre en moyenne jusqu'à l'âge de 56,1 ans. Dans la seconde période, son espérance de vie est passée à 69,4 ans. En clair, les associations d'antirétroviraux –qui sont aujourd'hui à la fois plus efficaces, mieux tolérées et plus simples d'utilisation– ont bel et bien permis de faire que l'infection par le virus du sida devienne une affection chronique.
Il apparaît que l'espérance de vie augmente avec la précocité du traitement et que les malades contaminés du fait d'une toxicomanie intraveineuse ont douze ans de moins d'espérance de vie que ceux contaminés par voie sexuelle. L'espérance totale de vie d'une personne infectée démarrant, à l'âge de 20 ans, une multithérapie est, aujourd'hui, de soixante-trois ans, contre quatre-vingts ans pour une personne séronégative.
Cette publication peut être rapprochée d'une autre, mise en ligne, le 8 juillet, sur le site de la revue PloS Medicine, qui établit qu'en dépit de leurs différences, les traitements antirétroviraux mis en œuvre dans les pays industriels et ceux –beaucoup moins sophistiqués– qui peuvent être dispensés dans les pays pauvres ont une efficacité équivalente. Selon les auteurs de cette étude, des chercheurs suisses de l'université de Berne et leurs collègues sud-africains de l'université du Cap, un tel résultat justifie le développement de programmes thérapeutiques standardisés dans les pays du sud.
Jean-Yves Nau
17:39 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
AucunE responsable politique françaisE à la conférence mondiale contre le sida
8 000 mortEs par jour : Sarkozy est-il indifférent ou a-t-il peur de la colère des malades ?
publié en ligne : 25 juillet 2008
Du 3 au 8 août prochain se tient à Mexico la XVIIe conférence mondiale de lutte contre le sida, qui réunit des milliers d’acteurs et d’actrices du combat contre la pandémie : malades, activistes, personnel de santé, chercheurSEs, responsables administratifVEs ou politiques, ... Cet événement, organisé par l’International Aids Society, a lieu tous les deux ans.
L’importance de cette conférence en matière d’échange sur les avancées thérapeutiques, les débats sur les droits des personnes malades ou sur les politiques à mener est reconnue par tout le monde. Tout le monde ? Non : le gouvernement français ne sera représenté que par Louis-Charles Viossat, « ambassadeur sida » de la France, qui n’a aucun pouvoir de décision ou d’initiative. Les responsables concernéEs, à savoir Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner ou Roselyne Bachelot-Narquin, ne seront pas là pour assumer ce qui est pourtant leur devoir vis-à-vis des malades de France et des pays du monde entier.
SeulEs ces ministres ou le président de la République pourraient répondre aux questions qui sont posées à la France :
- Lors du G8, Nicolas Sarkozy a renouvelé, de mauvaise grâce, l’engagement de la France à assurer l’accès universel aux traitements contre le sida d’ici 2010. Comment cette promesse pourra-t-elle être tenue en 18 mois si la France n’augmente pas sa contribution financière à la lutte contre le sida, actuellement 300 millions d’euros annuels, totalement insuffisants, et ne contribue pas à hauteur d’un milliard d’euros par an, montant minimum pour tenir les engagements pris ?
- La stigmatisation des lesbiennes, gais, bis et trans’ (LGBT) dans de très nombreux pays détourne les personnes concernées des dispositifs de prévention, du dépistage précoce ou de l’accès aux soins. Ce problème sera au coeur de cette conférence. Pour quelle raison les responsables politiques concernéEs - Sarkozy, Kouchner ou Bachelot-Narquin - se taisent-ils sur cette question ? La France reçoit en grande pompe des représentantEs de pays qui enferment les homos et les trans’, et ne condamne pas publiquement leur politique .
Et il reste tant d’autres sujets sur lesquels des ministres ou un chef d’Etat devraient intervenir : la pénalisation de la transmission du VIH, le droit des pays à utiliser les génériques, le rôle que la France doit jouer pendant sa présidence européenne, la pénurie de professionnelLEs de santé, la remise en cause du système solidaire de la Sécurité sociale, les conséquences sanitaires et humaines des lois restrictives sur l’immigration, etc.
Cette conférence est prévue depuis deux ans, aux dates indiquées. Ni Sarkozy, ni Kouchner, ni Bachelot-Narquin ne peuvent arguer de la moindre urgence à leur agenda pour justifier leur absence. Seules deux raisons peuvent être avancées : ou bien ils et elle sont indifférentEs à la lutte contre le sida ; ou bien ils et elle ont peur de la colère que leur politique provoque chez les malades du sida, en France et dans le monde, et refusent de l’affronter à la conférence de Mexico.
ACTUP
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Sinistres réminiscences :
Une stèle contre l'homophobie dégradée
Source : AFP
01/07/2008 | Mise à jour : 20:28 |
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La ville de Nancy a déposé une plainte contre X après la dégradation récente d'une stèle en l'honneur d'une victime d'un crime homophobe sur laquelle ont été gravées des croix gammées, a annoncé une élue.
"C'est inacceptable. Un tel acte gratuit est révoltant, surtout à l'égard de la famille de la victime. Nous avons donc déposé plainte", a déclaré l'adjointe au maire déléguée aux droits de l'homme et à la lutte contre les discriminations, Lucienne Redercher.
Posée sur la rive du canal de la Marne au Rhin, où la victime avait péri le 1er août 2003, la stèle a été "totalement vandalisée", selon Mme Redercher. "Une plaque en plexiglas a été arrachée. Les gens ont écrit sur la stèle. Ils ont gravé des croix gammées. Il n'en reste plus rien", a déploré l'élue.
Les circonstances des dégradations sont encore inconnues, a-t-elle ajouté.
Le monument avait été inauguré le 1er août 2005 à la mémoire de Jean-Pierre Humblot, dit "Jeannot", un sexagénaire mort noyé après avoir été poussé dans l'eau alors qu'il marchait sur le bord du canal, un endroit connu à Nancy comme un lieu de rencontres isolé.
Lu sur le Figaro (qui, soit dit en passant, laisse publier sur un de ses forums des messages clairement homophobes)
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Les Etats-Unis lèvent l'interdiction de séjour des personnes séropositives
JOHANNESBOURG, 21 juillet 2008 (PlusNews) - L’annonce de la décision du Sénat américain d’abroger la loi interdisant l’entrée sur le territoire aux visiteurs et immigrants vivant avec le VIH a été largement saluée comme une étape importante dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination.
Le 16 juillet, le Sénat a adopté la reconduction du Plan d’urgence du président George Bush contre le sida (PEPFAR), qui a également amendé la Loi sur l’immigration pour lever l’interdiction de voyage et d’immigration des non-résidents séropositifs.
La législation adoptée par le Sénat entérine le déblocage de 48 milliards de dollars sur cinq ans pour financer la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
L’Envoyée spéciale des Nations Unies sur le sida, Elizabeth Mataka, a salué cette décision, soulignant que cette dernière avait mis du temps à venir.
« Je pense que les pays devraient voir le VIH et le sida comme une épidémie qui ne connaît aucune frontière d’aucune sorte », a-t-elle dit à IRIN/PlusNews. « Les pays devraient reconnaître que le monde est devenu un village global, et qu’empêcher les personnes séropositives [de voyager] est contre-productif ».
Le Programme commun des Nations Unies sur le sida, ONUSIDA, a décrit la décision du Sénat comme une « étape majeure de la poursuite de ses engagements dans la réponse mondiale au sida ».
La décision du Sénat apparaît comme un vote de confiance, prouvant que les investissements passés et actuels dans des programmes bilatéraux et multilatéraux fonctionnent.
Dans un communiqué, l’International AIDS society (IAS), organisatrice de la Conférence internationale sur le sida qui se déroule tous les deux ans, a applaudi le vote du Sénat, mais a appelé d’autres pays « avec des politiques discriminatoires et des lois restreignant l’entrée, le séjour et la résidence des personnes vivant avec le VIH à suivre le mouvement ».
Dans le monde, 67 pays sont toujours dotés de lois diverses liées au VIH, qui imposent des restrictions sur l’entrée, le séjour ou la résidence des personnes séropositives, selon une base de données mondiales sur les restrictions de voyage liées au VIH, élaborée par l’IAS et ses partenaires.
Selon Mme Mataka, les pays possédant des politiques d’immigration discriminatoires nient aux personnes vivant avec le virus leurs droits humains les plus élémentaires. « Il faut envisager le sida d’un point de vue des droits humains, et en conservant ces lois, nous violons le droit des gens à [la liberté de] mouvement », a-t-elle estimé.
L’IAS, une association de professionnels du VIH qui compte plus de 11 000 membres dans le monde, dénonçait le « barrage lié au VIH pour l’entrée aux Etats-Unis » depuis 1990, et n’organise pas ses conférences biennales dans les pays qui restreignent l’entrée aux personnes vivant avec le VIH/SIDA.
« Nous sommes impatients de voir cette disposition transformée en loi, au moment où le mouvement mondial pour réduire le fardeau du VIH progresse », a dit Pedro Cahn, le président de l’IAS.
Lu ICI
08:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Enfin une bonne nouvelle en provenance des USA !
Le Sénat a voté la levée de l'interdiction de territoire. Il faut maintenant attendre que Bush signe le texte, ce qui prendra un certain temps. Si tout va bien, je pars aux USA avec mon copain l'an prochain pour fêter ça ! Tant pis pour les économies ! Une semaine à New-York et une à San Francisco !
08:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


