30.12.2008

Lipoatrophies : un handicap peu visible mais bien réel !

flétri.jpgJe ne suis pas (encore) en fauteuil roulant mais parfois je me dis que c’est ce qui m’attend… Mes jambes sont pourries de l’intérieur par cette saloperie de lipoatrophie. C’est très handicapant, je ne peux plus tenir debout de façon prolongée et marcher m’est devenu pénible, je suis obligé d’utiliser des genouillères, qui ne sont pas non plus une solution parce qu’au bout de 2 ou 3 heures je ne les supporte plus. Bref, je me retrouve avec une reconnaissance de handicap partiel de la MDPH et ne peux plus exercer mon métier normalement. Je souffrais aussi de lipoatrophies aux joues, comme beaucoup de séropos, mais j’ai pu bénéficier d’un traitement de comblement des joues creuses, pris en charge par la sécu à 100%. Mais pour mes jambes, et mes fesses, il n’y a rien à faire. Il existe bien des solutions de chirurgie plastique pour les fessiers mais ce n’est pas pris en charge. Et parfois, ça me gêne un peu en position assise prolongée.

Tout ça à cause des médocs que j’ai ingurgités dans les premières années de mon traitement.

Mes lipoatrophies me ramènent sans cesse, à chaque seconde, à ce foutu VIH.

Commentaires

Ces "désagréments" collatéraux finiraient par être plus pénibles que le virus tant ils pourrissent le quotidien.
Garder malgré tout le cap de bonne espérance !!!

Ecrit par : Thierry P. | 31.12.2008

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