31.01.2009

Odete


Odete travaille dans un hypermarché à Lisbonne. Elle rêve d’avoir un enfant avec Alberto, son fiancé, qui travaille dans le même hypermarché comme vigile. Mais lorsque Odete lui fait part de son désir, Alberto prend la fuite. Le rêve d’Odete, restée seule, devient une obsession.
Pedro et Rui, deux jeunes garçons, s’embrassent devant un bar. Ensemble depuis un an, ils échangent bagues de fiançailles et promesses d’amour. Pedro rentre chez lui en voiture et Rui retourne au bar où il travaille de nuit. Quelques pâtés de maisons plus loin, et quelques minutes plus tard, Pedro a un accident de voiture. Il meurt dans les bras de Rui, accouru pour le secourir. Désormais Rui se sent perdu, sans espoir ni envie de vivre.
Mais l’amour de Pedro et Rui est éternel.
Leur destin va étrangement croiser celui d’Odete, appelée par le fantôme de Pedro.

30.01.2009

Quand je ne dis rien c’est que tout va bien chez moi côté VIH…

silence.jpgVoila, depuis plusieurs jours je ne trouve rien à dire sur mon blog. Alors, je viens dire que je n’ai rien à dire ! C’est plutôt bon signe : je ne me fais pas de soucis pour ma santé, le VIH ne m’obsède pas, et pour ce qui est de mes bisbilles avec AIDES, j’ai reçu une réponse de Spire en début de semaine, réponse qui ne m’a pas du tout satisfait, et à laquelle j’ai répondu illico par un autre recommandé… Non mais !

Mais sinon, tout va bien question séropositivité : je ne suis pas malade, toujours mes problèmes aux jambes mais j’apprends à faire avec, de toute façon je n’ai pas le choix, et même si ça m’a crevé, hier je suis allé manifester… Je ne suis pas encore complètement invalide ! Marcher me fait cependant du bien, même si je dois me modérer. Hier, c’était assez exceptionnel… Je m’étais armé de mes genouillères, qui ne sont qu’un pis aller parce qu’à 17 heures, je ne les supportais plus. Mais bon, je ne vais pas non plus vivre reclus. Tant que je n’ai pas à rester debout et à piétiner sur place pendant des heures, ça va. Tant que dans mon travail je peux être assis, ça va. Mais il est clair que je ne pourrais plus assumer ce que j’assumais auparavant avec les classes de collégiens…

Le CNED, pour lequel je travaille, me propose d’intervenir comme formateur en informatique dans la correction de copies orales en lignes. Je m’étais mis sur les rangs en septembre lors d’une formation que j’avais suivie. J’essaie d’assurer la pérennité de mon emploi au CNED car c’est pour moi vital : ce sera ça ou la démission et le chômage ! Je suis donc très motivé !!

J’interviendrai donc en mars/avril comme formateur et c’est très motivant et valorisant. Ça me sortira de mes sempiternelles corrections, qui ne sont quand même pas toujours très épanouissantes, il faut bien le dire.

[bon ben pour quelqu'un qui n'avait rien à dire, c'est raté !]

22.01.2009

C.R.A.Z.Y.

AIDES en pleine dérive NOKPOTE...

capote.jpgEmmanuel Chateau: «Le milieu gay fait comme si le sida n’existait plus»

L'ex-président et toujours militant d'Act Up-Paris s'insurge contre la création d'un « atelier bareback » par Aides. Selon lui, c'est l'usage du préservatif qu'il faut valoriser, et le sida doit redevenir un enjeu politique.

Propos recueillis par Luc Biecq.

À  33 ans, l'ex-président d'Act Up-Paris milite aujourd'hui dans la commission prévention de l'association. Séropositif, il rêve d'actions de terrain qui ciblent efficacement les gays pour enrayer la progression du virus.

Les chiffres * montrent une hausse du nombre de contaminations chez les gays. Cela vous met-il en colère ?

Ces chiffres ne m'ont pas surpris. Cette hausse confirme que l'épidémie n'est pas stabilisée chez les gays. Les discours qui circulent, sur des forums et des blogs, pour dire que ce n'est pas si grave, que le sida n'est plus une urgence pour les gays sont mensongers.

Les hommes contaminés ont la quarantaine…

Non: l'âge moyen est de 40 ans, mais la répartition par tranches d'âges montre que tous les homos sont concernés, de 20 à 60 ans. Les raisons pour lesquelles les gays âgés se contaminent sont certainement différentes de celles qui font que les jeunes se contaminent. Act Up-Paris avait suggéré des campagnes ciblant les plus de 40 ans et n'a pas été entendue. Certains mecs, à la quarantaine, se disent qu'ils ne valent plus grand chose sur le «marché sexuel» et croient qu'être contaminé, en 2009, ce n'est plus si grave. D'autres ont vécu l'épidémie de plein fouet et prennent des risques en connaissance de cause, s'interrogeant sur le fait d'être encore vivants et séronégatifs quand tous leurs amis sont morts.
N'est-ce pas une vision défaitiste ? Il y a de plus en plus de séropositifs et le milieu gay fait comme si le sida n'existait plus. Il est présent dans nos vies qu'on soit séropo ou séroneg, et pourtant il y a une absence totale de parole à ce sujet. Attention, je ne dis pas une impossibilité de parole.

En accueillant un atelier «santé et bareback», Aides a suscité des réactions indignées. Est-il inenvisageable de dialoguer avec les barebackers ?

La question n'est pas là. Des expériences de ce type existaient déjà, menées par Sida Info ­Service, ou par Aides sur des sites de bareback. Pour l'organisateur de cet atelier, l'enjeu n'est plus de faire de la prévention, mais de valoriser le bareback. Baiser sans capote n'est jamais un comportement de santé. Il y a des choses à dire aux barebackers, sur la transmission de l'hépatite C, qui n'est pas seulement liée aux pratiques hards, sur la surcontamination qui est scientifiquement prouvée, sur le dépistage et sur le traitement des IST. Malheureusement, je ne crois pas que ce soit l'objet de ces ateliers. Tels qu'ils sont conçus, ne risquent-ils pas de renforcer les fausses croyances et les petits arrangements avec les risques qu'on prend ou que l'on fait prendre aux autres ? Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de légitimer le sexe à risques pour communiquer en direction des barebackers.

Aides se présente comme «une maison ouverte»…

Sous prétexte de ne pas perdre les «brebis égarées», Aides tente d'imposer un discours de réduction des risques qui contribue à banaliser les pratiques à risques. Ce qui, pour limiter les contaminations, peut s'avérer contre-productif. La plupart des mecs qui choisissent de baiser sans capote sont déjà contaminés ou ne tarderont pas à l'être. Il faut au contraire valoriser le préservatif. Les barebackers sont ultra-minoritaires, moi je trouve qu'on ne se préoccupe pas assez des gens qui se protègent, séropos ou pas : 70 % des gays séronégatifs utilisent systématiquement des capotes ! Aucune campagne, aucune action ne s'adresse à ceux qui, très occasionnellement, ne se protègent pas. Il ne faut pas raconter d'histoires aux gays: la capote est le seul moyen de se protéger. Le reste, c'est de la science fiction.

Demain, vous avez 1 million d'euros pour la prévention, vous en faites quoi ?

De toutes les populations touchées par l'épidémie, la population gay est la moins ciblée par la prévention de terrain. En Ile-de-France, une région très touchée, il y a très peu de salariés à temps plein sur des programmes de prévention ciblant les gays, pas plus de quatre personnes au total. Donc, je proposerais des actions de terrain, menées par des homos, sur internet et en contact individuel, en face à face. Il est urgent de rediscuter de prévention et de sexualité : pour les gays, le sida doit redevenir un enjeu politique.

* Selon les derniers chiffres de l'Institut national de veille sanitaire, la proportion d'hommes contaminés par rapports homosexuels est de 38 % en 2007, alors qu'elle était de 26 % en 2003.

TETU

Voir aussi plus bas ce billet.

21.01.2009

Musique : Astor Piazzolla, Montréal Jazz Festival, 1984

Nouvel apartheid…

Boycott_Apartheid.jpgDepuis quelques années, le sérochoix, ou « sérotriage » (termes absolument désolants), est à la mode chez les séropos, en particulier les séropos gays (je ne sais pas si le même phénomène est observé chez les hétéros). C'est du moins ce que je crois observer.

Les séronegs doivent aller avec les séronegs et les séropos avec les séropos ! Chacun dans sa boite et défense de se mélanger !

C’est une régression lamentable… Tout ça parce que certains préfèrent coucher seulement avec des personnes du même statut sérologique qu’eux, mais c’est en fait d’une absurdité sans fond. Il existe un moyen de se prémunir contre les risques de contamination et/ou de surinfection : le préservatif… Mais pour ne pas avoir à l’utiliser, et cet a priori est fort contestable car il ne faut pas oublier les autres IST, certains, de plus en plus nombreux, préfèrent cette affligeante régression qui confine à un nouvel apartheid, qui va à l’encontre du combat mené chez les séropos depuis les premiers temps de l'épidémie pour leur reconnaissance sociale et la fin des discriminations.

Pratiquer le sérochoix, c’est forcément favoriser les discriminations que subissent déjà très fortement les séropos. C’est une régression qui ne peut que porter préjudice à l’ensemble des personnes porteuses du virus.

Personnellement, je refuse catégoriquement d’entrer dans cette démarche néfaste. Je ne vois pas pourquoi je devrais privilégier les relations amoureuses et/ou sexuelles avec les personnes séropositives, et ce d’autant plus que depuis plus de 14 ans, je vis avec une personne séronégative et que le VIH n’a jamais été un obstacle entre nous.

20.01.2009

Le Clan, de Gaël Morel

Il faut que cela se sache !

Bio_Hazard_Red.jpg

Aides, par l’intermédiaire du site Seronet, site destiné aux personnes séropositives, et soi-disant solidaire, qu’elle parraine officiellement, permet aux tenants du barebacking (pratiques sexuelles non protégées, et revendiquées comme telle, et surtout la sodomie, impliquant au moins une personne séropositive) qui s'y expriment d’avoir pignon sur rue et d’afficher sans complexes leurs pratiques, sans jamais recadrer leurs prises de position.

Ce qui me gêne surtout en l’occurrence ce n’est pas tant que des personnes aient des pratiques de pénétration anale non protégées revendiquées, bien que cela m’inquiète et m’interroge fortement surtout si elles sont séropositives, mais que AIDES, association de lutte contre le VIH/Sida, et donc de lutte contre la propagation du virus, permette à l’idéologie prosélyte du barebacking de s’exprimer ouvertement sur un site dont elle a la responsabilité, site au contenu intégralement consultable (sauf les profils persos des inscrits) sur la toile par n’importe qui, sans nécessité d’être inscrit ni identifié.

Cela me semble particulièrement irresponsable. Ce qui est le plus grave, ce n’est pas tant que les barebackeurs s’expriment, après tout il n’est jamais bon de pratiquer la censure, qui ne résout rien. Non, ce qui est grave, c’est que les administrateurs rejettent tout avis remettant en cause la prise en main par les barebackeurs de Seronet, et ce dès son ouverture en juin – je m’y suis inscrit dès qu’il a été mis en ligne et j’y ai tout de suite été confronté au message prosélyte du bareback – omniprésence des barebackeurs (identifiés par l’avatar « bio-hazard » ou risque biologique, voir en haut de ce billet), sous couvert de l’étude suisse du professeur Hirschel, basée sur une cohorte de personnes hétérosexuelles vivant en couple stable, sans relations extraconjugales ni anales, et non porteur d’aucune autre IST que le VIH, étude qui affirme qu’une personne séropositive en charge virale indétectable depuis 6 mois, avec une observance rigoureuse de son traitement, n’est plus contaminante. Seulement voila, cette étude ne concerne que les hétéros et je ne vois pas comment les gays barebackers s’exprimant sur seronet peuvent la brandir pour justifier l’absence de nocivité de leurs pratiques, puisqu’ils ne sont pas hétérosexuels, ont des pratiques anales, voire même d’autres IST, ne serait-ce que l’herpès très répandu, et ne sont pas forcément à partenaire unique, et ne correspondent donc pas au profil de la cohorte d’Hirschel.

De plus, les administrateurs du site ne jouent pas correctement leur rôle de modération puisqu’ils n’apportent pas la prise de distance nécessaire à adopter vis-à-vis de l’affirmation de ces pratiques, et n’apportent aucun élément critique, ou tout au moins distancié, vis-à-vis de l’étude de Bernard Hirschel, ce qui me semble gravissime et dangereux. En effet, une personne mal informée qui, par exemple via le portail officiel de AIDES, va sur Seronet et tombe sur ces messages, va forcément mal comprendre, mal interpréter les propos qui y sont tenus, va prendre pour argent comptant l’étude suisse, et sera donc incitée à ne pas utiliser le préservatif, voire même à l’abandonner, alors que sa charge virale peut être inconnue, le test n’ayant pas forcément été fait, ou mal contrôlée dans le cas d’une séropositivité avérée.

Je me suis fait censurer et éjecter du site parce que j’exprimais un avis très critique, mettais sur mon blog des liens vers des articles critiques et distanciés par rapport à l’étude suisse.

Voici ci-dessous quelques liens éloquents, pour que chacun se fasse son idée, et je rappelle que tout est consultable sans nécessité d’inscription ou d’identification au site, ainsi que quelques liens vers des textes donnant un autre son de cloche que celui entendu sur Seronet :

Lien 1

Lien 2

Lien 3

Lien 4

Lien 5

Lien 6

Lien 7

Lien 8

Lien 9

(et ce n'est pas exhaustif !)

Quelques liens critiques :

Un lien vers le site d’Arcat-Santé

Un article du site Actions Traitements

Le Blog Sida de Sida Info Service

Une intervention du docteur Michel Ohayon

Un article du site Swiss-info concernant une étude australienne qui contredit l’étude suisse

Le blog de Jean-Daniel Flayzakier

Multisexualités et sida, la page de Jean-Yves Le Talec et Daniel Welzer-Lang, chercheurs à l'Université Toulouse Le Mirail

Bachelot incompétente...

bachelot.jpgNon, le sida ne se transmet pas lors de soins médicaux !

Suite à l’alerte sanitaire lancée par les pouvoirs publics en France, concernant un médecin séropositif qui pratiquait des interruptions volontaires de grossesse (I.V.G.) en Espagne auprès notamment de patientes françaises, Act Up-Paris et Sidaction rappellent que la transmission du VIH par un professionnel de santé pendant son exercice est rarissime (3 cas recensés dans le monde depuis le début de l’épidémie) ! Dès lors, les récentes déclarations relatives à ce médecin soulignent le manque d’information sur les modes de transmission du virus et ne font qu’accentuer la discrimination et la condamnation implicite à l’encontre des personnes séropositives - les désignant encore une fois comme des individus irresponsables dans leurs actes - ainsi qu’à l’encontre des femmes ayant recours à l’IVG.

Dans le cas présent, les IVG ont été effectuées par aspiration. Ces actes médicaux n’engageaient donc aucun risque d’exposition au sang et par conséquent au VIH.

[30.09.08]

Lu ICI

19.01.2009

Le Temps qui Reste...

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