30.10.2009

Le groupe UMP de l’Assemblée Nationale va-t-il laisser une de ses membres priver des malades de pays pauvres de traitements vitaux ?

shame.JPGLa députée UMP des Hautes-Alpes s’apprête à proposer un amendement réduisant de 5% la contribution française au Fonds Mondial. Le groupe UMP à l’Assemblée doit s’y opposer et renforcer au contraire cette contribution.

Mme la députée Henriette Martinez va prochainement faire la proposition de réduire la contribution de la France au Fonds Mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose de 5%. Cette proposition sera faite alors que cet organisme affronte d’importantes difficultés financières, qui remettent en cause la pérennité des programmes financés. Au moment où l’on constate des progrès importants dans l’accès aux traitements pour les malades du sida des pays les plus pauvres, et alors que le manque d’argent fragilise ces progrès, Mme Martinez décide que la France doit réduire son soutien financier !

Le montant financier ainsi dégagé (15 millions d’euros) serait mis à disposition des « opérateurs français » (programme Esther, Croix Rouge et ONG). L’objectif, à en croire le rapport qu’elle a rendu cet été sur l’aide publique, serait de rendre la participation française à la solidarité internationale plus visible. Nos associations condamnent cette proposition, estiment qu’un tel chauvinisme est déplacé et que les besoins des opérateurs français désignés par Mme Martinez doivent être comblés par des fonds supplémentaires, non en prenant sur de l’argent destiné à un Fonds multilatéral dont la preuve de l’efficacité et de l’intégrité n’est plus à faire.

Mme Martinez n’a pas consulté les associations de lutte contre le sida pour rédiger son rapport rendu en août. Elle n’a pas souhaité suivre les arguments des associations qui l’ont rencontrée jeudi 15 octobre et persiste à vouloir ignorer la réalité du Fonds mondial en manque de financements.

Nous l’appelons à faire preuve de logique et à mettre son idéologie chauviniste de côté : elle doit renoncer à faire passer cette proposition devant l’Assemblée, et au contraire plaider pour une augmentation de la contribution française au Fonds, afin de combler le déficit que celui-ci connaît, et montrer l’exemple à l’ensemble des pays riches pour assurer un accès universel effectifs aux traitements contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

Nous appelons le groupe UMP à ramener Madame Martinez à la raison. Nous incitons son président, M. Jean-François Copé, à montrer qu’il a saisi l’urgence de la situation, et à plaider auprès de M. Nicolas Sarkozy pour une contribution française au Fonds mondial plus importante.

Act-Up

28.10.2009

Unissons-nous pour les enfants contre le SIDA

23.10.2009

Sans commentaires...

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21.10.2009

Un quart des séropositifs ignorent qu'ils le sont :

Par Paul Parant, Têtu.

40.000 personnes ignoreraient qu'elles sont séropositives, selon la Haute autorité de santé. Elle conseille notamment aux gays, considérés comme «groupe à risque», de se faire dépister une fois par an.

La Haute autorité de santé (HAS) suggère que le dépistage du virus du sida soit proposé à toute la population, de 15 à 70 ans, sans qu'il devienne pour autant obligatoire, selon un rapport publié aujourd'hui par Libération.

Cet organisme public, qui fournit des avis et recommandations au ministère de la Santé, recommande un dépistage ciblé tous les ans des «groupes à risque»: homosexuels, hétérosexuels aux partenaires multiples, et consommateurs de drogue. Il fait la même proposition pour la Guyane, territoire français le plus touché.

40.000 séropositifs qui s'ignorent
La HAS constate un «retard au dépistage» pour «47% des sujets pour lesquels un diagnostic de sida a été porté» – en particulier les personnes de plus de 40 ans, chez celles d'origine étrangère et celles contaminées par voie hétérosexuelle. 40.000 personnes ignorent qu'elles sont séropositives, selon les estimations des autorités de santé –soit un quart des 160.000 séropositifs en France.

En soulignant que ce dépistage ne serait «en rien obligatoire», la HAS suggère de «mobiliser fortement les acteurs de santé sur une période de temps déterminée». Les médecins généralistes par exemple pourraient le proposer à leurs patients. En outre, chacun pourrait aller se faire tester dans un laboratoire d'analyse médicale «sans prescription médicale». «Ce sera au biologiste qui a fait le test d'informer lui-même le patient», précise la HAS. La personne dépistée positive sera alors orientée «vers une prise en charge médicale adaptée».

Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008, s'est déclarée mercredi favorable à un dépistage général du virus du sida, pourvu qu'il ne soit pas obligatoire et qu'il repose sur «une responsabilisation du citoyen». «On se responsabilise si on vous explique les choses», a-t-elle précisé.

Pour trouver un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), consultez le site de Sida Info Service.

Avec AFP. Photo (campagne de l'Inpes pour le dépistage dans un couple stable)

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Cette droite immonde qui "gouverne" me fait vomir !

Dans un communiqué du 16 octobre dernier, l’Ardhis (Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l’immigration et au séjour) alerte l’opinion sur le cas de Nicole (prénom d’emprunt), demandeuse d’asile lesbienne camerounaise, persécutée dans son pays d’origine en raison de son orientation sexuelle et “privée par l’administration de moyens de subsistance depuis deux ans”.

IMBROGLIO ADMINISTRATIF
Le communiqué de l’Ardhis, qui raconte avec force détails l’histoire de Nicole, révèle un incroyable imbroglio administratif, symptomatique de la situation de nombreux demandeurs d’asile LGBT en France. Selon l’association, qui soutient Nicole dans ses démarches, celle-ci est “victime d’abus de pouvoir depuis le dépôt de sa demande d’asile début 2008″ et “se voit refuser ses droits sociaux inscrits dans la loi: hébergement et allocation mensuelle pour vivre”. “Insensibles à l’urgence et à la précarité de son quotidien, poursuit le communiqué, les administrations se renvoient les responsabilités”.

Ainsi les préfectures d’Arras et de Paris, quand elles ne refusent pas tout bonnement d’enregistrer la demande d’asile, se renvoient la balle et bloquent ainsi l’offre de prise en charge (OPC) – un hébergement et une allocation temporaire d’attente (ATA) versée par Pôle Emploi – pourtant prévue par la loi.

“STRATÉGIE DU CHRONOMÈTRE?”
L’Ardhis déplore “ce long et désolant ping-pong administratif et juridique” et pose la question: “derrière des pratiques kafkaïennes, une stratégie du chronomètre?”. Alors que la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) devrait statuer sur le cas de Nicole d’ici trois semaines, “l’Ardhis appelle toute personne à même de se faire d’une façon ou d’une autre l’écho de son cas, et plus largement de celui de nombreux autres demandeurs d’asile victimes de l’asymétrie de pouvoir entre eux et l’administration, à se manifester”.

Pour envoyer un mail à l’association, cliquez ici.

17.10.2009

Ouganda: un projet de loi oblige à dénoncer les personnes gays

shame.JPGLe gouvernement ougandais vient de présenter une proposition de loi pour «lutter contre la promotion de l'homosexualité». Une peine de prison est prévue pour ceux qui ne dénonceraient pas des personnes LGBT.

Un nouveau projet de loi visant à renforcer la lutte contre l'homosexualité et sa «promotion» va être débattu la semaine prochaine au Parlement ougandais, suscitant les protestations des organisations de défense des droits de l'Homme.

Selon la législation en vigueur, l'homosexualité est un crime en Ouganda, passible d'emprisonnement à vie, mais «une nouvelle loi est nécessaire pour empêcher qu'elle ne se répande dans la société», a déclaré à le ministre de l'Ethique et de l'Intégrité, James Nsaba Buturo (photo).

«Un mode de vie qui n'est pas bon»
«Le point clé» de la nouvelle loi, qui a été présentée mercredi à un comité parlementaire et sera débattue la semaine prochaine par ce comité, est «de lutter contre la promotion de l'homosexualité», selon M. Buturo.

«Des gens sortent dans les rues et distribuent de la littérature visant à convertir nos concitoyens à un mode de vie dont nous pensons qu'il n'est pas bon», a-t-il expliqué, en référence aux conférences de presse et manifestations organisées par les organisations locales de défense des homosexuels.

Dénoncer les LGBT
La nouvelle loi entend lutter contre la «promotion de l'homosexualité» en interdisant la publication d'informations ou des activités publiques relatives à ce sujet, et prévoit des peines allant jusqu'à sept ans d'emprisonnement. Elle impose notamment à quiconque de rapporter dans les 24 heures les noms de personnes soupçonnées d'être homosexuelles, bisexuelles ou transgenre, sous peine de trois ans de prison.

Dans un communiqué transmis vendredi, 17 organisations locales et internationales de défense des droits humains ont condamné ce projet de loi, dont certains articles sont «illégaux et immoraux», selon la spécialiste des droits sexuels Kate Sheill, d'Amnesty International. «Cette loi viole les droits de l'Homme et doit être retirée immédiatement», ont exigé ces associations, dont Human Rights Watch (HRW).

«Il s'agit d'une claire tentative pour diviser et affaiblir la société civile en frappant l'un de ses groupes les plus marginalisés», a accusé Scott Long, directeur pour HRW du programme de défense des homosexuels: «Le gouvernement commence par là, mais où va-t-il s'arrêter?»

Tortures et mauvais traitements
«Si cette loi passe, nous ne pourrons plus tenir de conférences de presse. Toute forme de dialogue public sur l'homosexualité sera illégal», s'est alarmé Frank Mugisha, président de Minorités sexuelles en Ouganda (Smug), principale organisation de défense des gays et lesbiennes dans le pays. «Il n'est plus simplement question d'homosexualité. C'est du respect des libertés fondamentales dont il s'agit», a-t-il souligné.

«Dans le cadre de la législation actuelle, la police arrête arbitrairement et détient des hommes et des femmes accusés d'avoir eu des relations sexuelles consentantes entre personnes du même sexe», selon ces organisations, qui font état de cas de tortures et de mauvais traitements.

Lu sur Têtu.

15.10.2009

Interview: Brahim Naït-Balk et Franck Chaumont ou de la difficulté d’être homo dans les cités

Vu sur Yagg.

VIH: Le nombre de malades progresse dans toute l'Europe

capote.jpgD'après une étude suédoise, le nombre de personnes vivant avec le virus VIH augmente dans tous les pays européen, tout comme les comportements sexuels à risque.

Dans un classement de 29 pays (de l'Union Européenne, plus la Norvège et la Suisse), portant notamment sur la prévention, l'accès aux soins et les droits des patients, trois petits pays arrivent en tête: le Luxembourg, Malte et la Suisse. La France se classe 12e, le Royaume-Uni se classe en 9ème position, l'Allemagne 13ème, l'Espagne 15ème et l'Italie 27ème, devant la Grèce et la Roumanie, derniers de ce classement établi par l'organisation Health Consumer Powerhouse, une société d'études suédoise.

Les nombre de contaminés augmente, les budgets baissent
«Le nombre de personnes vivant avec le virus VIH augmente dans tous les pays de l'UE, tandis que les budgets consacrés à la maladie ont été réduits dans plusieurs pays. Les comportements sexuels à risque sont une pratique de plus en plus régulière», résume Beatriz Cebolla, responsable de l'étude.

«Les stratégies spécifiques au milieu carcéral sont très peu appliquées, en particulier dans les pays d'Europe de l'Est», critique-t-elle. La France, par exemple, «devrait faire un effort pour l'introduction de programmes destinés à réduire la propagation de la maladie dans les prisons».

«Il y a encore beaucoup à faire»
«Aucun gouvernement ne semble connaître le véritable nombre d'habitants infectés par le virus VIH» et «il y a encore beaucoup à faire», conclut pour sa part Johan Hjertqvist, président de Health Consumer Powerhouse.

A la fin 2007, on estimait à environ 800.000 le nombre de personnes vivant avec le virus VIH en Europe, en progression de 8% sur une estimation faite l'année précédente. Le nombre de personnes décédant du sida a fortement décru depuis l'introduction de traitements spécifiques au milieu des années 1990.

Têtu

14.10.2009

Carton rouge

 

Questions Stupides à ne pas poser à une transsexuelle :

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